Ce qui s’est passé
La coordination des syndicats nationaux du transport routier de marchandises, regroupant l’UMT, l’UGTM, l’UNTM et la CDT, a tiré la sonnette d’alarme face à la crise que traverse le secteur. Dans un communiqué, elle dénonce la “conjoncture difficile” et accuse le gouvernement de “désengagement de ses responsabilités”.
Contexte
Depuis plusieurs mois, les professionnels du transport routier de marchandises dénoncent la hausse continue des prix du gasoil et l’absence de mesures structurelles. Le gel du dialogue social sectoriel et la prise de décisions « unilatérales » par le ministère de tutelle alimentent les tensions.
Pourquoi c’est important
Le transport routier est un maillon majeur de l’approvisionnement du marché national. Les syndicats estiment que l’inaction de l’exécutif met en péril l’équilibre du secteur, déjà fragilisé par la flambée des prix du carburant et les pratiques spéculatives. Ils avertissent que cette situation pourrait accentuer les tensions sociales.
Ce qu’ils en disent
Selon la coordination, le gouvernement “a laissé le secteur livré à l’inconnu, alors que les professionnels attendaient des visions claires inspirées des expériences internationales”.
Les syndicats accusent l’exécutif de “se contenter de rester spectateur face aux souffrances des professionnels”, ce qui a laissé “le champ libre à des mains invisibles qui manipulent le secteur et l’ont rendu otage des spéculateurs”.
Quelles sont leurs revendications ?
- Alerter le ministère sur les conséquences du gel du dialogue sectoriel.
- Condamner l’“avidité” des sociétés de distribution de carburants qui ne répercutent pas les baisses internationales sur le prix à la pompe.
- Appeler le Conseil de la concurrence à intervenir contre les pratiques monopolistiques.
- Réaffirmer leur rejet de la loi organique encadrant le droit de grève.
Ils demandent aussi des mesures spécifiques pour la couverture médicale des conducteurs non-salariés, la régularisation des centres de formation et de meilleures conditions de travail au port de Casablanca.
La coordination avertit l’exécutif contre “l’aggravation de la tension sociale” et appelle les professionnels à “redoubler de mobilisation et de vigilance” pour défendre leurs droits.
