Espagne : hausse des cas de rougeole, en majorité en provenance du Maroc

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L’Espagne fait face en 2025 à un rebond des cas de rougeole : 328 infections ont été signalées jusqu’au mois d’août, soit une hausse d’environ 43% par rapport à l’ensemble de l’année précédente. Les autorités sanitaires et les centres européens de surveillance mettent en garde : une part importante des cas détectés en Espagne est liée à des importations, le Maroc apparaissant comme la principale source.

Selon les données européennes, la situation s’inscrit dans un contexte plus large de reprise de la maladie sur le continent. Sur la période juillet 2024-juin 2025, les trente pays de l’Union européenne et de l’Espace économique européen ont notifié 14.401 cas de rougeole, un signal clair que le virus circule à nouveau à l’échelle régionale.

Les enquêtes épidémiologiques menées en Espagne montrent que 100 des 328 cas ont été identifiés comme importés (pour la plupart après des voyages au Maroc) et qu’au moins 87 cas supplémentaires sont secondaires (c’est-à-dire liés à ces cas importés). D’autres dossiers restent en cours d’investigation. Les zones géographiques où la mobilité transfrontalière est élevée (l’Andalousie, Melilia, la Catalogne et le Pays basque) figurent parmi les plus concernées.

La majorité des cas n’étaient pas vaccinés

Le profil des personnes touchées confirme les risques pour les plus vulnérables : les nourrissons de moins d’un an et les jeunes enfants (1-4 ans) constituent une part importante des cas. Surtout, les analyses du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) montrent qu’une large majorité des cas détectés en Europe (environ 84,3% parmi les cas pour lesquels le statut vaccinal est connu) n’avaient reçu aucune dose de vaccin contre la rougeole.

Face à cette situation, Madrid, en coordination avec les autorités sanitaires européennes, a recommandé de renforcer la surveillance aux points d’entrée (aéroports, ports et postes-frontières), de vérifier l’état vaccinal des enfants et des adultes non complètement immunisés et de former les professionnels de santé pour accélérer le diagnostic et la prise en charge. Les autorités rappellent également que la vaccination reste la mesure préventive la plus efficace pour contenir la reprise de la maladie.

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