L’analyse des enregistrements prouve que les faits sont avérés », a écrit mardi sur X le ministre Philippe Tabarot, précisant que le contrôleur s’est « vu retirer toute possibilité d’exercer jusqu’à nouvel ordre ».
Les propos ont été tenus lors d’un vol lundi matin au départ de Paris-Charles-de-Gaulle, a fait savoir à l’AFP le ministère des Transports.
« Une procédure disciplinaire a été immédiatement engagée. La sanction devra être à la hauteur de la gravité des faits », a déclaré M. Tabarot.
Pour le ministre, ces faits contreviennent « aux règles des radiocommunications, qui doivent se limiter à la sécurité et à la régularité du trafic aérien » et témoignent « d’un non-respect du devoir de réserve du fonctionnaire », statut des contrôleurs aériens en France.
Une enquête administrative avait été ouverte plus tôt dans la journée, après un signalement par la compagnie porte-drapeau d’Israël, El Al.
Le Conseil représentatif des institutions juives (Crif) de France avait alors dénoncé un « incident inacceptable », qui « contrevient à la fois à l’impératif de neutralité politique mais aussi aux protocoles de sécurité qui régissent les échanges entre une tour de contrôle et un avion en phase de décollage ».
Les bombardements israéliens menés à Gaza en réponse à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 ont fait 61.599 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
