Le prétexte avancé par les autorités est de préserver la stabilité en évitant la ‘fitna’”, écrit l’intellectuel sur sa page Facebook, estimant que l’argument paternaliste sert surtout “un courant idéologique se considérant comme le gardien des valeurs traditionnelles”, prêt à “semer le trouble sous couvert d’arguments religieux.”
Pour Assid, “tout cela illustre la fragilité et le profond retard historique que nous vivons”.
Assid poursuit en opposant ce contexte aux démocraties laïques où, selon lui, “les autorités n’interviennent pas pour protéger Dieu des blasphémateurs, car elles savent que la foi solide des individus ne vacille pas face aux moqueries des non-croyants ou des athées”. Il accuse enfin l’État et les courants extrémistes de se présenter comme “les protecteurs de Dieu”, transformant la croyance en “élément de ‘l’ordre public’ surveillé et encadré”, au service, dit-il, de “visées peu honorables.”
Le t-shirt de la militante connue pour son engagement en faveur des libertés individuelles, des droits des femmes et des personnes homosexuelles, où figure des propos jugés “blasphématoires”, a déclenché une onde de choc sur les réseaux sociaux et motivé l’intervention du procureur, qui a ordonné la procédure d’enquête au nom de la préservation de l’ordre public.
Une première audience a eu lieu le 13 août au tribunal de première instance de Rabat, durant laquelle le lancement de la procédure a été reportée au 28 août.
