Ce qu’il s’est passé
La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion a mobilisé 700 agents et 58 établissements pour appliquer la loi sur les peines alternatives, qui entrera en vigueur le 22 août.
Ce dispositif vise à alléger la pression carcérale en introduisant des sanctions comme le travail d’intérêt général ou la surveillance électronique.
Selon Moulay Idriss Akelmam, directeur de l’action sociale et culturelle à la Délégation, les besoins humains sont estimés à 4.000 postes. Les agents mobilisés représentent donc un seuil minimum, en attendant des recrutements lors du prochain exercice budgétaire.
Un seul établissement a été retenu par ville pour rationaliser les ressources, et des équipements adaptés ont été mis en place. Un guide pratique a également été élaboré pour les agents concernés.
Côté technologie, une entreprise a été mandatée pour fournir les bracelets électroniques, à la suite d’un processus de sélection supervisé par le ministère de la Justice.
Pourquoi c’est important
La mise en œuvre des peines alternatives marque un tournant dans la politique pénale marocaine. Elle vise à désengorger les prisons, renforcer la réinsertion des condamnés et moderniser l’exécution des peines. Le recours à la surveillance électronique ou au travail d’intérêt général traduit une évolution vers des formes plus individualisées et proportionnées de sanction.
Ce qu’ils en disent
Moulay Idriss Akelmam souligne que : “La Délégation suit le processus d’exécution des peines, mais leur mise en œuvre relève d’une responsabilité partagée entre plusieurs secteurs.”
