Ce qu’il s’est passé
S’exprimant lors d’un débat sur la mise en œuvre de la phase 2025-2030 de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), Abdelaziz Jennati, coordinateur national de la Coalition marocaine pour le climat et le développement durable a affirmé que l’exclusion des zones rurales des projets énergétiques durables accentue les inégalités et alimente la précarité. Il a également mis en garde contre les retards de mise en œuvre, qui pourraient coûter entre trois et cinq points de PIB d’ici 2030.
Jennati a souligné l’importance des systèmes décentralisés de production et de gestion énergétique — tels que l’énergie solaire distribuée, le stockage par batteries, les véhicules électriques ou encore l’intelligence artificielle — comme leviers de souveraineté énergétique locale.
Pourquoi c’est important
L’exclusion de larges franges de la population rurale compromet les efforts de transition énergétique et le respect des engagements climatiques du Maroc. De plus, l’absence de coordination institutionnelle, les blocages réglementaires et les disparités de capacités territoriales freinent le déploiement de solutions innovantes portées par des collectivités, startups ou associations locales.
La Coalition estime que ces défaillances structurelles menacent la réussite de la SNBC et risquent de priver le pays de bénéfices économiques, environnementaux et sociaux majeurs.
Ce qu’ils en disent
Jennati appelle à une approche systémique et territorialisée qui combine :
- renforcement des capacités institutionnelles régionales ;
- incitations à l’investissement ;
- accompagnement technique ;
- mise en réseau des territoires et des porteurs de projets.
Il a conclu en affirmant que l’enjeu énergétique ne doit pas se limiter à des objectifs techniques, mais doit être pensé comme un nouveau modèle de vie garantissant à chaque citoyen et à chaque région un droit à une énergie propre, durable et équitable.
