Pharmacies : les professionnels étudient la possibilité d'une grève nationale contre le nouveau décret sur les prix

La Confédération des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (CSPM) a annoncé son opposition ferme au nouveau projet de procédure de fixation des prix des médicaments, lors de son Conseil national tenu le 17 juillet 2025.

Par

AFP

Ce qu’il s’est passé

Réunie en Conseil national le 17 juillet 2025, la Confédération des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (CSPM) a rejeté en bloc le projet de décret sur la fixation des prix des médicaments, qualifiant de « tournant dangereux » l’approche adoptée par le ministère. La Confédération dénonce l’annonce « unilatérale » par le ministère de la Santé de la fin des concertations, sans prise en compte des remarques exprimées par les représentants des pharmaciens.

Le communiqué, signé par le président de la CSPM, Dr. Mohamed El Hababi, avertit que ce projet menace l’équilibre économique des pharmacies de proximité et la sécurité médicamenteuse du pays.

Pourquoi c’est important

Selon la CSPM, l’approche ministérielle actuelle pourrait fragiliser un maillon essentiel du système de santé : les officines de proximité. Le communiqué évoque des risques sociaux et professionnels majeurs, alertant sur une potentielle désorganisation de l’approvisionnement en médicaments.

Face à cette situation, la Confédération annonce une possible « grève nationale avec fermeture de toutes les pharmacies », soulignant que la dignité des pharmaciens est « une ligne rouge ».

Ce qu’ils en disent

Dans son communiqué, la CSPM appelle les pharmaciens à « élever le niveau de vigilance » et à se mobiliser autour des revendications de la profession. Elle insiste sur la nécessité d’une réponse collective, coordonnée avec d’autres organisations syndicales partenaires.

« La stabilité des pharmacies nationales est menacée. Notre responsabilité historique nous impose de défendre la dignité du pharmacien et la pérennité d’un service vital », conclut le texte, en affirmant que « l’intensification de notre mobilisation est notre option pour imposer un changement équitable ». 

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