Ce qu’il s’est passé
Un homme âgé d’environ 45 ans, perché depuis plusieurs jours au sommet d’un château d’eau dans la commune d’Oulad Youssef (province de Béni Mellal), a mis fin à son sit-in dans des circonstances tragiques. Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2025, il s’est volontairement jeté dans le vide, une corde autour du cou.
Peu avant ce geste extrême, il avait feint un malaise pour attirer l’intervention des secours. Une fois un agent de la protection civile sur place, il l’a agressé avec un objet tranchant, l’a ligoté puis projeté du haut de la structure. La victime souffre de fractures graves et a dû être opérée en urgence.
Face à la dangerosité de la situation, la Gendarmerie royale est intervenue pour tenter de maîtriser l’homme, qui a opposé une résistance violente à l’aide d’objets contondants, tranchants, et de jets de pierres. L’intervention s’est soldée par le saut volontaire de l’individu, malgré la mise en place d’un coussin de protection en caoutchouc à la base du réservoir.
Un sit-in individuel mené sur un château d’eau à Béni Mellal a viré au drame dans la nuit de vendredi à samedi, entraînant des blessures graves pour deux personnes, dont un agent de la protection civile. Une enquête judiciaire a été ouverte. Les détails. pic.twitter.com/9ZNURoAIVL
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) July 14, 2025
Ce qu’il faut savoir
– Le sit-in, entamé plusieurs jours auparavant, était de nature individuelle.
– Les autorités locales, la Commission régionale des droits de l’Homme, ainsi que les proches du manifestant avaient tenté de négocier une sortie pacifique.
– L’homme a résisté à toutes les médiations proposées.
– Deux blessés graves sont à déplorer : le manifestant lui-même et l’agent agressé.
– Une enquête judiciaire a été ouverte sous la supervision du parquet compétent pour déterminer les motivations de l’acte et les responsabilités pénales.
Le contexte
L’événement met en lumière un nouveau cas de protestation radicale à caractère personnel dans une région marquée par des tensions sociales récurrentes. Les autorités avaient suivi l’affaire de près avant l’escalade violente survenue dans la nuit du 11 juillet. L’affaire est désormais entre les mains de la justice.
