Un avis récent du Conseil de la concurrence met en lumière les profondes difficultés rencontrées par les nouveaux acteurs souhaitant intégrer le secteur de la grande distribution alimentaire au Maroc. Au cours des dix dernières années, seuls trois nouveaux opérateurs ont réussi à entrer sur ce marché, un chiffre révélateur des nombreux freins existants.
Selon Alyaoum24, parmi les principaux obstacles identifiés figurent les investissements initiaux considérables exigés pour lancer une activité dans ce secteur. Ces investissements concernent notamment l’acquisition de biens immobiliers commerciaux, le développement d’infrastructures logistiques, l’intégration de technologies avancées, ainsi que la mise en œuvre de campagnes marketing efficaces.
Le manque de disponibilité du foncier commercial constitue un autre frein majeur, les grandes et moyennes surfaces devant s’implanter dans des zones offrant un fort potentiel économique. À cela s’ajoute la lourde charge liée aux exigences logistiques : pour se maintenir dans la concurrence, les opérateurs doivent disposer de réseaux logistiques performants, bien structurés et à grande échelle.
Enfin, le Conseil souligne les difficultés d’accès aux fournisseurs, qui tendent à privilégier les opérateurs établis. Les nouveaux venus se voient souvent imposer des conditions commerciales défavorables en raison de leur faible volume d’achat, ce qui limite encore davantage leur compétitivité.
