Boudrika, ancien président du Raja, conteste les accusations et obtient un report de son procès

L’audience de Mohamed Boudrika, ancien président du Raja de Casablanca, poursuivi pour falsification de documents et autres faits connexes, a été reportée au mardi suivant par le tribunal de première instance de Casablanca. La décision a été prise à la demande de l’accusé, qui a invoqué une fatigue soudaine après près de quatre heures d’audience.

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TNIOUNI/TELQUEL

Selon Alyaoum24, Mohamed Boudrika a fermement nié toute falsification liée au certificat de conformité d’un bien immobilier, affirmant que le document lui avait été remis par un ingénieur de confiance. Il a sollicité une expertise judiciaire, soulignant : « Je n’ai aucune raison de falsifier un document officiel ». Il précise que ce certificat, parmi 13 documents requis, était nécessaire pour obtenir un permis d’habiter.

Selon ses explications, l’ingénieur en question, avec qui il collaborait depuis 2011, aurait mal exécuté un projet en 2023. Face à ce manquement, Boudrika a confié la suite du chantier à un autre professionnel, ce qui aurait déclenché un différend avec le premier ingénieur, à l’origine de la plainte. Ce dernier aurait également perçu 2 millions de dirhams en espèces, somme que Boudrika justifie comme un règlement destiné à obtenir un retrait de plainte.

Interpellé en Allemagne en juillet 2024

Par ailleurs, Boudrika a nié avoir volé ou détruit un chèque, comme l’affirme la notaire. Il affirme que ce chèque n’était ni signé ni rempli et qu’un protocole signé entre les deux parties, en présence de trois avocats, atteste de l’absence de dette.

Il rappelle aussi avoir lui-même porté plainte contre cette notaire pour abus de confiance, avant qu’un accord ne soit trouvé. Plus récemment, il dit avoir découvert, avec cinq autres promoteurs, qu’elle ne versait pas les fonds remis par ses clients, ce qui a entraîné une nouvelle plainte.

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Concernant son interpellation en Allemagne, Boudrika précise qu’il s’y était rendu pour des raisons médicales et contractuelles, et non pour y résider. Il a été arrêté à l’aéroport sur la base d’un mandat de recherche marocain, alors même qu’aucun accord de coopération judiciaire n’était en vigueur entre les deux pays. Selon lui, les autorités allemandes ont attendu pendant quatre mois une réponse des autorités marocaines, en vain.

L’affaire reste en cours, et la prochaine audience devrait permettre de poursuivre l’examen des accusations portées contre l’ex-député et dirigeant sportif.