Le Maroc veut augmenter sa production de voitures électriques de plus de 50%, selon Mezzour

Porté par une stratégie industrielle axée sur l’innovation, le Maroc ambitionne de devenir un acteur clé de la mobilité électrique. Avec une montée en puissance de sa capacité de production et la création d’une filière batterie locale, le pays entend consolider son positionnement à l’export malgré un contexte européen défavorable.

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Ryad Mezzour au Parlement. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Le Maroc prévoit d’atteindre une capacité de production annuelle de 107.000 voitures électriques d’ici la fin 2025, soit une augmentation de 53%, a annoncé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, mardi 3 juin. Actuellement, le pays produit environ 70.000 véhicules électriques par an, tandis que les modèles hybrides atteignent une capacité de 120.000 unités.

Intervenant devant la Chambre des conseillers, le ministre a souligné que cette dynamique repose sur l’usage intensif de technologies avancées et non sur une main-d’œuvre bon marché.

À terme, le royaume ambitionne aussi de se positionner parmi les cinq pays au monde disposant d’une chaîne de production de batteries complète, avec un taux d’intégration local de 70 %. Les premières cellules de batteries devraient être fabriquées dès juin 2026, après l’exportation de matières premières amorcée six mois plus tôt.

Malgré un repli temporaire des exportations automobiles — 7 % pour l’ensemble du secteur et 27 % pour les véhicules — Mezzour a attribué ce recul à la contraction du marché européen, notamment en France, où la demande a chuté de plus de 25 %.

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En 2024, selon des données encore provisoires citées par le ministre, l’industrie représente 15 % du PIB national, avec un chiffre d’affaires estimé à 862 milliards de dirhams et des exportations de 400 milliards. Le secteur emploie plus d’un million de personnes de manière directe, et près de la moitié de ses revenus proviennent de l’export.

Par ailleurs, 58 % des projets approuvés par les commissions régionales d’investissement depuis le début du mandat actuel concernent l’industrie, un taux porté à 63 % depuis début 2025.