L’artiste, qui comparaît libre sous contrôle judiciaire devant la cour d’assises d’appel du Val-de-Marne, avait été condamné en première instance à six ans de prison en 2023. Le verdict est attendu vendredi.
Lors du premier procès, Saad Lamjarred avait été reconnu coupable par la cour d’assises de Paris d’avoir violé et frappé en 2016, dans une chambre d’hôtel, une jeune femme rencontrée dans une boîte de nuit parisienne.
L’accusé, qui a fait appel de sa condamnation, avait clamé son innocence, reconnaissant uniquement avoir « brutalement poussé au visage » la victime parce qu’elle l’avait griffé alors qu’ils s’embrassaient.
Il avait contesté avoir eu une relation sexuelle avec la jeune femme, âgée de 20 ans au moment des faits.
« Ce nouveau procès représente pour notre cliente bien plus qu’une procédure. C’est l’espoir d’une justice pleinement et définitivement rendue », ont déclaré à l’AFP avant le procès Mes Victorien de Faria et David Chemmi, les avocats de la partie civile.
Contactés par l’AFP, les avocats de Saad Lamjarred, Mes Zoé Royaux et Christian Saint-Palais, n’ont pas souhaité s’exprimer avant le procès.
Des faits similaires en 2018
L’accusé doit aussi être jugé par la cour d’assises du Var, dans le sud de la France, pour des faits quasi identiques survenus à Saint-Tropez en 2018. Ce procès n’a pas encore été programmé.
Il a aussi été mis en cause par le passé pour viol dans des circonstances similaires à New York et à Casablanca, au Maroc.
Très populaire au Maroc et dans le monde arabe, l’artiste de 40 ans est suivi par plus de 15 millions d’abonnés sur Instagram et près de 16 millions sur sa chaîne YouTube.
