Affaire “Escobar du Sahara” : devant les juges, Said Naciri nie toute implication dans le trafic de drogue

Said Naciri, ancien dirigeant du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a nié vendredi tout lien avec le réseau international de trafic de drogue dirigé par Haj Ben Brahim, surnommé l’Escobar du Sahara.

Par

Saïd Naciri, ex-président du Wydad et du Conseil préfectoral de Casablanca, est incarcéré dans le cadre de l'affaire "Escobar du Sahara". Crédit: DR

Nouvelle journée d’audience dans l’affaire Escobar du Sahara. Vendredi matin, la Cour d’appel de Casablanca a poursuivi son audition de Said Naciri, ancien cadre du PAM et président du Wydad Casablanca, poursuivi dans le dossier. Placé en détention provisoire, l’ex-parlementaire a nié vendredi tout lien avec le réseau international de trafic de drogue dirigé par Haj Ben Brahim, surnommé l’Escobar du Sahara.

Selon Alyaoum 24, ce démenti fait suite aux déclarations de « l’Escobar du Sahara », recueillies par la police, selon lesquelles Naciri aurait joué le rôle de « coordinateur logistique » au sein de ce réseau qui impliquerait également d’autres personnes.

Said Naciri a affirmé que « ces accusations sont infondées, de pures fabrications du Malien et de ses complices, y compris Toufik Zantar, Latifa Raafat et Fadwa Azirar ».

Il dément son implication dans le trafic de drogues

Selon les déclarations de Ben Brahim devant la police, Naciri aurait participé à deux opérations de trafic : la première portant sur 300 kg de résine de cannabis achetée à Gezaoui, la seconde sur 500 kg fournis par « Haj Issa ».

à lire aussi

Naciri a rejeté vigoureusement ces allégations, demandant : « Où est la preuve des propos de “El Mali” ? ». Il a dénoncé les «  contradictions » dans les déclarations de Ben Brahim, déclarant : « Ce sont des paroles en l’air ».

Cette affaire s’inscrit dans un dossier explosif de trafic de drogue et de corruption politique, où plusieurs personnalités sont citées. Dans un article publiée le 16 mai par TelQuel, il est révélé que l’enquête judiciaire autour de l’« Escobar du désert » dévoile des ramifications complexes mêlant figures politiques, hommes d’affaires et réseaux criminels transnationaux.

 

L’affaire dite de “Escobar du Sahara” implique un vaste réseau criminel présumé, soupçonné de trafic international de drogue, de blanchiment d’argent et de corruption à grande échelle, dont les ramifications s’étendraient à des figures influentes du monde politique, administratif et sportif.À la tête de ce réseau se trouverait Hadj Ahmed Ben Brahim, trafiquant notoire, surnommé “l’Escobar du Sahara”.

L’enquête, menée par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a donné lieu à plusieurs arrestations, dont celle de Saïd Naciri.

Ancien président du Wydad et ex-député, ce dernier est accusé d’avoir joué un rôle de facilitateur grâce à ses réseaux politiques, et d’avoir tenté, selon l’accusation, d’influencer des procédures judiciaires en faveur du trafiquant. Le dossier a suscité une forte attention médiatique, notamment en raison de la personnalité des mis en cause et de la sensibilité des accusations portées contre eux.