Les cinq personnes sont accusées de “participation à l’insulte d’un corps constitutionnel, participation à l’insulte d’un corps organisé, participation à la diffusion et à la publication de déclarations et de faits faux dans le but de porter atteinte à la vie privée des personnes et de les diffamer, et participation à un délit de menace”. Le cinquième accusé fait également face à une accusation de “participation à l’insulte d’un avocat dans l’exercice de ses fonctions”.
L’affaire a débuté suite à une plainte déposée par une femme victime de diffamation et de menaces. L’enquête préliminaire, confiée à la brigade nationale de la police judiciaire, a révélé que “les suspects avaient commis des actes relevant de la diffamation, de la calomnie, de l’insulte et de la menace, en plus de l’acquisition par certains d’eux de sommes d’argent provenant de ces crimes”.
Selon les résultats de l’enquête, “la mineure poursuivie dans ce dossier avait acheté et fourni les cartes SIM utilisées dans la commission des actes de diffamation, d’extorsion et de menace par le suspect principal, qui est lié à elle par un lien de parenté et qui se trouve actuellement en fuite à l’étranger”.
Le procureur du roi a également indiqué que “l’enquête préliminaire se poursuit avec d’autres personnes actuellement en garde à vue au siège de l’Unité nationale de la police judiciaire à Casablanca, soupçonnées de participation à la commission de ces actes criminels”.
Pour rappel, le Youtubeur Hicham Jerando est dans le viseur des autorités marocaines pour ses vidéos controversées dans lesquelles il dénonce régulièrement des affaires de corruption impliquant des personnalités influentes du pays.
