Face aux critiques, il a précisé que le royaume est désormais doté de 11 hôpitaux psychiatriques, enrichis de 1081 professionnels, dont 381 psychiatres et 1700 infirmiers spécialisés, ainsi que 26 centres de traitement des addictions.
Lors de son intervention à la Chambre des conseillers, Tahraoui a détaillé les améliorations apportées, y compris l’intégration des services psychiatriques dans 83 établissements de soins primaires et la création de trois unités hospitalières spécialisées en addiction. Ces efforts ont permis en 2023 de traiter plus de 250 000 patients grâce à une approche combinant soins médicaux, psychologiques et sociaux.
Pour remédier à la pénurie de spécialistes, le ministère a ajouté 108 nouveaux postes pour les professionnels de la santé mentale en 2023/2024, augmentant significativement le nombre de cadres spécialisés. En parallèle, un nouveau plan d’action est en cours d’élaboration pour répondre aux recommandations de la Cour des comptes et respecter les standards de l’OMS et les droits de l’homme liés à la santé mentale. Ce plan inclut une refonte du cadre légal désuet, une surveillance accrue et la mise en place de centres mobiles pour étendre les services aux régions sous-dotées.
Le ministre a également souligné les lacunes dans la prévention du suicide et dans le traitement des traumatismes psychologiques, particulièrement lors de crises. Bien que des stratégies aient été envisagées, elles n’ont pas encore été pleinement implémentées, laissant un vide dans la prise en charge efficace des situations d’urgence psychologique.
