Cette initiative vise à combler un vide juridique et à améliorer la sécurité routière dans un contexte où l’usage des nouveaux moyens de transport individuels ne cesse de croître.
Le texte propose plusieurs amendements destinés à réguler la circulation des trottinettes électriques et d’autres véhicules similaires. Parmi les nouvelles obligations figurent le port obligatoire du casque homologué pour les utilisateurs de trottinettes et de vélos électriques, ainsi que l’interdiction de l’usage du téléphone en conduisant. Des infractions spécifiques à ces véhicules sont désormais incluses, au même titre que celles applicables aux voitures et motos.
Le projet de loi introduit également une définition précise des trottinettes électriques, les qualifiant de “véhicules de déplacement personnel motorisés”. Elles doivent avoir un guidon, ne pas dépasser les 25 km/h et ne pas être conçues pour le transport de marchandises. Par ailleurs, les trottinettes ne seront pas autorisées à circuler sur les routes où la vitesse minimale requise est de 60 km/h, sous peine d’une mise en fourrière immédiate par les forces de l’ordre.
Selon le projet de loi, ces mesures résultent de l’évolution des modes de transport et de l’expérience acquise au cours des dix dernières années en matière de réglementation routière. L’absence de cadre clair a souvent suscité des conflits et des zones d’ombre quant à la responsabilité des usagers de trottinettes, notamment en cas d’accidents.
L’objectif affiché est double : assurer la cohabitation des nouveaux moyens de transport avec les usagers traditionnels de la route et renforcer la sécurité pour tous. Avec la popularisation des trottinettes électriques dans les grandes villes marocaines, notamment à Casablanca, Rabat et Marrakech, ce projet de loi pourrait marquer un tournant décisif dans la façon dont ces véhicules sont perçus et utilisés.
