Le groupe, placé sur la liste américaine des “organisations terroristes”, a affirmé que sa dissolution intervenait “par décision du commandement général d’Al-Qaïda”. Al-Qaïda n’a pas annoncé de nouveau chef depuis la mort de son dirigeant Ayman al-Zawahiri dans une frappe américaine en 2022.
Hurras al-Din, qui se présente pour la première fois comme “la branche d’al-Qaïda en Syrie”, a indiqué que sa dissolution avait été décidée “à la lumière des développements” en Syrie.
Une coalition rebelle dirigée par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a pris le pouvoir à Damas après avoir renversé Bachar al-Assad le 8 décembre.
Les nouvelles autorités syriennes ont annoncé leur volonté de voir toutes les formations armées se dissoudre.
Hurras al-Din, qui comprend des jihadistes étrangers, était basé dans des zones montagneuses du nord-ouest de la Syrie, qui était un bastion des rebelles avant leur prise du pouvoir à Damas.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), le groupe “a annoncé sa dissolution pour ne pas entrer dans un conflit armé avec HTS”.
Hurras al-Din avait été fondé en février 2018 selon SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites islamistes, près de deux ans après la rupture entre le Front al-Nosra, dont est issu HTS, et Al-Qaïda.
Le groupe est placé sur la liste des organisations terroristes par les États-Unis et la tête de ses dirigeants avant été mise à prix par le Trésor.
En août 2024, les forces américaines avaient annoncé avoir abattu un haut responsable de ce groupe, Abu Abdul Rahman al-Makki, l’accusant d’être “en charge des opérations terroristes en Syrie”.
