Crise dans les facultés de médecine : des étudiants en situation de plus en plus précaire

Depuis décembre dernier, les étudiants en médecine et en pharmacie de la faculté de Rabat sont en situation précaire. L’administration de la faculté refuse de leur remettre les certificats d’inscription universitaire, essentiels pour accéder à des services tels que les bourses, le logement en résidence universitaire et les transports.

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Manifestation des étudiants en médecine, le 6 mai 2024 à Rabat. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Selon Al3omk, l’administration insiste pour mentionner le boycott des cours et des examens sur les quelques certificats qu’elle accepte de délivrer. Cette situation complique l’accès des étudiants à des bourses universitaires, aggravant leur sentiment de marginalisation et de négligence.

Les étudiants ont lancé une grève et ont exprimé leur désarroi dans une lettre adressée à l’opinion publique marocaine. Ils appellent à un soutien pour surmonter la marginalisation qu’ils subissent et réclament une formation qui réponde à leurs exigences.

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Le taux de participation aux examens témoigne de l’ampleur du mécontentement : plus de 95% des étudiants ont boycotté les examens dans la plupart des facultés, certains établissements comme ceux de Marrakech et Beni Mellal enregistrant même un taux de 100% de boycott.

Des taux de participation faibles ont été rapportés par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, avec seulement 40% à Rabat, 31% à Fès et 20% à Marrakech pour la pharmacie, tandis que pour la médecine, les taux varient entre 18% à Casablanca et 34% à Guelmim.

En réponse à la crise, le médiateur du Royaume, Mohamed Benalilou, a rencontré les représentants des étudiants, cherchant une solution à ce conflit qui perturbe l’enseignement et menace l’avenir professionnel des jeunes Marocains.