Selon Al3omk, l’administration insiste pour mentionner le boycott des cours et des examens sur les quelques certificats qu’elle accepte de délivrer. Cette situation complique l’accès des étudiants à des bourses universitaires, aggravant leur sentiment de marginalisation et de négligence.
Les étudiants ont lancé une grève et ont exprimé leur désarroi dans une lettre adressée à l’opinion publique marocaine. Ils appellent à un soutien pour surmonter la marginalisation qu’ils subissent et réclament une formation qui réponde à leurs exigences.
Le taux de participation aux examens témoigne de l’ampleur du mécontentement : plus de 95% des étudiants ont boycotté les examens dans la plupart des facultés, certains établissements comme ceux de Marrakech et Beni Mellal enregistrant même un taux de 100% de boycott.
Des taux de participation faibles ont été rapportés par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, avec seulement 40% à Rabat, 31% à Fès et 20% à Marrakech pour la pharmacie, tandis que pour la médecine, les taux varient entre 18% à Casablanca et 34% à Guelmim.
En réponse à la crise, le médiateur du Royaume, Mohamed Benalilou, a rencontré les représentants des étudiants, cherchant une solution à ce conflit qui perturbe l’enseignement et menace l’avenir professionnel des jeunes Marocains.
