Protection du patrimoine : le Maroc et l’UNESCO scellent un accord-cadre de partenariat

Le Maroc et l’UNESCO ont signé, ce 29 novembre à Rabat, un accord-cadre de partenariat visant à mettre l’expertise marocaine en matière de protection du patrimoine à la disposition d’autres pays d’Afrique subsaharienne.

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Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, et le roi Mohammed VI. Crédit: Twitter @Unesco

En vertu de cet accord-cadre, paraphé par le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, et la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, les deux parties conviennent d’apporter leur expertise à des activités de renforcement des capacités dans le domaine du patrimoine mondial, de celles des acteurs de la lutte contre le trafic illicite des biens culturels ainsi que des spécialistes des musées pour contribuer à la lutte contre le trafic illicite de ces biens et à la conservation des collections, à l’établissement d’inventaires et à la promotion du rôle des musées en Afrique pour les sociétés.

En plus du renforcement des capacités, ce partenariat comporte aussi un volet de coopération technique avec l’UNESCO “pour la mise en œuvre de missions de courte ou de longue durée d’experts marocains dans les États bénéficiaires, l’accueil dans des organismes publics au Maroc de fonctionnaires ou de techniciens en provenance des États bénéficiaires pour des programmes de formation, l’organisation dans les États bénéficiaires de sessions de formation de courte ou de longue durée, ainsi que de séminaires techniques et la participation du partenaire aux différents événements nationaux et internationaux organisés par l’UNESCO”.

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Dans une déclaration à la presse, Audrey Azoulay a mis en avant l’importance de ce partenariat qui vise à apporter de l’aide aux pays d’Afrique subsaharienne sur les plans de la formation d’experts en patrimoine, de la conservation, de la valorisation et de l’inscription de nouveaux sites, notamment pour les 12 pays africains qui n’ont aucun site inscrit sur la liste du patrimoine mondial.

De son côté, Mohamed Mehdi Bensaid s’est réjoui de la signature de ce partenariat avec l’UNESCO, soulignant la vision royale éclairée pour la protection du patrimoine national ainsi que l’engagement du Royaume et sa volonté de mettre son savoir-faire et son expertise à la disposition des pays du continent.

À cette occasion, le ministre a relevé que la création du centre national pour le patrimoine culturel immatériel, annoncée par le roi Mohammed VI dans son message adressé aux participants à la 17e session du Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, s’inscrit dans le cadre de cette vision de partage d’expériences.

Outre le Maroc, le Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel comprend l’Allemagne, l’Angola, l’Arabie saoudite, le Bangladesh, le Botswana, le Brésil, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, l’Inde, la Malaisie, la Mauritanie, l’Ouzbékistan, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République de Corée, le Rwanda, la Slovaquie, la Suède, la Suisse, la Tchéquie et le Vietnam.

Le Comité est chargé notamment de promouvoir les objectifs de la Convention de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de donner des conseils sur les meilleures pratiques et de formuler des recommandations sur les mesures de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Il étudie également les demandes d’inscription sur les listes de l’UNESCO, ainsi que des propositions de programmes ou de projets.

(avec MAP)