À Boston, le maillot des Lions de l'Atlas introuvable

À quelques heures du choc contre les Bleus, des supporters marocains massés à Boston se heurtent à un obstacle inattendu : le maillot des Lions de l'Atlas a disparu des rayons.

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Au stade Moulay Hassan de Rabat, les supporters célèbrent la victoire des Lions de l'Atlas face au Pays-Bas Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Des centaines de supporters marocains se sont rassemblés hier dans la journée à Boston pour se préparer au match choc entre le Maroc et la France, pour le compte des quarts de finale de la Coupe du Monde 2026. Un remake de la dernière édition de la compétition, puisque les deux sélections s’étaient déjà croisées en demi-finale au Qatar.

Ce rassemblement, devenu une coutume pour les supporters des Lions de l’Atlas, a été marqué par l’omniprésence du rouge, couleur du maillot national. Un maillot qu’on peine pourtant à trouver sur place. D’après notre correspondant à Boston, « on peut trouver un ticket du match, mais pas un maillot de l’équipe nationale ».

Cette pénurie, loin d’être anecdotique, s’est confirmée au fil des témoignages recueillis auprès de plusieurs supporters, entre déception et système D.

Rupture de stock généralisée

Meryam, une supportrice marocaine installée au Canada, raconte avoir cherché le maillot national à Ottawa, puis à Montréal, sans succès. « Les magasins Puma affichent tous sold out pour le maillot de l’équipe nationale, pourtant les maillots des autres équipes dont Puma est l’équipementier sont disponibles », affirme-t-elle.

Boston, ville hôte du match entre le Maroc et la France, étant sa destination finale, Meryam s’y est rendue directement pour tenter sa chance. Là encore, rien. « Quand j’ai demandé aux vendeurs la raison de la rupture de stock, on m’a dit que le maillot de l’équipe nationale est recherché à la fois par les Marocains et par les étrangers », ajoute-t-elle. Une explication qui illustre en creux l’engouement grandissant autour de la sélection marocaine depuis son parcours historique au Qatar en 2022.

Repli sur les répliques

Faute de maillots officiels, certains supporters se tournent vers d’autres solutions. Mohamed, un autre Marocain basé au Canada, détaille : « On a eu beau chercher le maillot de l’équipe nationale, en vain. La seule issue possible est d’acquérir des répliques du maillot officiel auprès de vendeurs qui en commandent de bonne qualité depuis la Chine. Faute de mieux, quoi », explique-t-il.

Ce marché parallèle, aussi précaire soit-il, témoigne de la détermination des supporters à arborer malgré tout les couleurs nationales dans les travées du stade. Entre frustration et débrouille, la quête du maillot est ainsi devenue, pour beaucoup, un rite de passage presque aussi attendu que le match lui-même.

Reste que cette pénurie interroge sur la capacité de l’équipementier à anticiper la demande, dans un contexte où le Maroc s’impose comme l’une des attractions majeures de cette Coupe du Monde nord-américaine.

Cette édition, comme la précédente, aura permis au Maroc de grandir footballistiquement et de jouer dans la cour des grands, mais aussi de faire connaître la destination Maroc auprès des étrangers.

Les plus anciens se souviennent encore de la Coupe du Monde 1994, organisée sur le sol américain, où un micro-trottoir interrogeant des citoyens américains sur la localisation du Maroc avait donné lieu à cette réponse restée célèbre : « En Asie, peut-être ». Trente-deux ans plus tard, le pays a au moins gagné en reconnaissance, en attendant de gagner la Coupe.

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