Publié à l’approche de la Journée mondiale de la population, célébrée le 11 juillet, le rapport intitulé “Vies, choix et avenir : ce que veulent les jeunes et ce qui détermine leurs décisions concernant les relations et la parentalité” s’appuie sur une enquête menée auprès de plus de 100.000 jeunes dans 73 pays et territoires.
Les résultats du rapport, présentés lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York, montrent qu’en fait la majorité des jeunes souhaitent se marier et avoir des enfants.
Deux tiers des personnes interrogées considèrent le mariage comme leur modèle idéal de relation, alors que la plupart souhaitent fonder une famille, avec deux enfants comme taille idéale la plus fréquemment citée, a indiqué la directrice exécutive du Fonds, Diene Keita.
Cependant, l’incertitude économique constitue le principal frein à ces projets, selon le document. La sécurité financière, l’emploi stable et la préparation émotionnelle figurent ainsi parmi les conditions jugées essentielles pour envisager la parentalité.
Les difficultés d’accès au logement, aux soins de santé, aux services de santé sexuelle et reproductive, et aux dispositifs de garde d’enfants, sont également citées parmi les principaux obstacles.
Le rapport souligne, par ailleurs, que les changements démographiques observés dans plusieurs régions du monde ne résultent pas d’un rejet de la famille, mais de contraintes qui limitent les choix individuels.
Face à cette situation, l’agence onusienne appelle les gouvernements à adopter des politiques fondées sur les droits et les données probantes, en renforçant l’accès à l’éducation, à l’emploi décent, à l’égalité entre les sexes et à la protection sociale, afin de permettre aux jeunes de prendre librement les décisions les plus importantes de leur vie.
(avec MAP)
