Ce qui débarque → Best Western check-in sur le marché marocain

Best Western, chaîne américaine de plus de 4500 hôtels dans le monde, a présenté à Casablanca sa feuille de route pour le Maroc. L’objectif : 25 hôtels, soit 2750 chambres, d’ici 2030. Dix établissements sont déjà validés pour intégrer le réseau dès 2026 à Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech. Pour accompagner cette ambition, le groupe a créé BWH NWA, une filiale basée à Casablanca, et s’est allié à Wejhat Hospitality Management Africa, société spécialisée dans la gestion hôtelière. Plusieurs enseignes seront déployées pour couvrir différents segments, de l’hôtellerie urbaine au haut de gamme. L’arrivée de Best Western au Maroc s’inscrit dans une dynamique déjà bien engagée : Pickalbatros, Hilton, Risma… Les acteurs de l’hôtellerie se pressent pour étendre leurs capacités d’ici 2030. Ce qui reste à démontrer, c’est la capacité du pays à former suffisamment de personnel qualifié pour faire fonctionner ces établissements.
Ce qui revient→ Itel rallume son électroménager au Maroc

Le constructeur chinois Itel relance ses activités au Maroc avec une nouvelle gamme d’électroménager sous l’enseigne Smart Living : climatiseurs, téléviseurs, machines à laver… Le lancement met en avant des produits accessibles et économes en énergie, avec une promesse d’économie pouvant atteindre 70% sur ses climatiseurs. Présente depuis dix-huit ans dans des marchés émergents, la marque propose une garantie de deux ans, un argument de poids dans un segment où les ménages perçoivent l’achat comme un investissement durable. Le marché marocain de l’électroménager reste tiré par une demande sensible au prix et à la consommation d’énergie. Itel se positionne sur ce créneau face à des marques déjà installées. Le test sera la solidité de son réseau de distribution et de son service après-vente, deux maillons sur lesquels les marques chinoises butent souvent.
Ce qui s’étend → TGCC creuse ses fondations avec SAFETTRAS

Le Conseil de la concurrence a été notifié d’un projet de prise de contrôle conjoint de SAFETTRAS par TGCC ; l’opération reste soumise à l’aval du régulateur. La cible est une entreprise casablancaise spécialisée dans les fondations profondes et les travaux géotechniques : pieux forés, micropieux, soutènement et traitement des sols. TGCC, dont le résultat net a bondi de 80% en 2025, poursuit une stratégie d’intégration verticale dans le BTP. Après avoir absorbé STAM/VIAS dans les travaux routiers, le groupe cherche à internaliser les métiers du sous-sol. La logique est simple : qui contrôle les fondations d’un chantier tient le maillon le plus technique et le moins concurrencé. Pour TGCC, alors que les grands chantiers s’accumulent avant 2030, c’est aussi une façon de sécuriser sa capacité d’exécution de bout en bout.
Ce qui grandit → Oracle plante son deuxième hub R&D à Agadir

Oracle a inauguré à Agadir son deuxième centre de recherche et développement au Maroc. Le hub, dédié au cloud, à l’IA et aux plateformes de données, vient compléter celui de Casablanca. Oracle dispose par ailleurs d’une infrastructure cloud souveraine opérationnelle à Casablanca, avec une deuxième en préparation à Settat, constituant ainsi un réseau d’innovation multi-villes. Le centre accueillera des ingénieurs et développeurs marocains travaillant sur des produits destinés aux marchés internationaux. Le choix d’Agadir traduit un glissement géographique intéressant : la course aux talents technologiques commence à déborder au-delà de l’axe Casablanca-Rabat. Oracle parie ainsi sur un vivier encore peu sollicité. Et c’est le signal qu’Agadir peut attirer autre chose que des entreprises dans le tourisme et l’agroalimentaire.
