Anne-Claire Legendre veut ouvrir une “nouvelle page” entre le Maroc et l'Institut du monde arabe

En visite au Maroc du 19 au 24 juin, la nouvelle présidente de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre, affiche une ambition renouvelée pour la coopération culturelle avec le Royaume. Au-delà des expositions et des échanges institutionnels, l’IMA veut désormais miser sur la jeune création marocaine, les industries culturelles émergentes et la coproduction.

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La présidente de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre, à l'Institut français de Casablanca, lundi 22 juin 2026. Crédit: DR

À peine quatre mois après sa prise de fonctions à la tête de l’Institut du monde arabe (IMA), Anne-Claire Legendre a choisi le Maroc pour l’une de ses premières visites officielles dans le monde arabe. Un choix loin d’être anodin pour celle qui entend ouvrir une « nouvelle page » dans les relations entre l’institution parisienne et le Royaume, membre fondateur de l’IMA.

“Il y a toujours une très bonne relation entre le Maroc et l’IMA. Notre objectif, aujourd’hui, est de tourner une nouvelle page”

Anne-Claire Legendre, nouvelle présidente de l'Institut du monde arabe

C’est dans les locaux de l’Institut français de Casablanca qu’Anne-Claire Legendre a reçu la presse ce lundi 22 juin, au cinquième jour d’une tournée qui doit la mener de Rabat à Marrakech, en passant par la capitale économique. « Il y a toujours une très bonne relation entre le Maroc et l’IMA. Notre objectif, aujourd’hui, est de tourner une nouvelle page », explique-t-elle à TelQuel. Pour la diplomate française, le paysage culturel marocain a profondément évolué ces dernières années sous l’impulsion des politiques culturelles menées sous le règne de Mohammed VI. « Il y a une nouvelle génération créative, une nouvelle ambition culturelle au Maroc, qui s’est traduite par la création de très nombreuses institutions culturelles », souligne-t-elle.

Cette transformation appelle, selon elle, une évolution de la coopération elle-même. L’IMA souhaite ainsi investir davantage les secteurs des industries culturelles et créatives, du jeu vidéo au film d’animation, un domaine dans lequel « le Maroc est particulièrement en pointe ».

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