À peine quatre mois après sa prise de fonctions à la tête de l’Institut du monde arabe (IMA), Anne-Claire Legendre a choisi le Maroc pour l’une de ses premières visites officielles dans le monde arabe. Un choix loin d’être anodin pour celle qui entend ouvrir une « nouvelle page » dans les relations entre l’institution parisienne et le Royaume, membre fondateur de l’IMA.
“Il y a toujours une très bonne relation entre le Maroc et l’IMA. Notre objectif, aujourd’hui, est de tourner une nouvelle page”
C’est dans les locaux de l’Institut français de Casablanca qu’Anne-Claire Legendre a reçu la presse ce lundi 22 juin, au cinquième jour d’une tournée qui doit la mener de Rabat à Marrakech, en passant par la capitale économique. « Il y a toujours une très bonne relation entre le Maroc et l’IMA. Notre objectif, aujourd’hui, est de tourner une nouvelle page », explique-t-elle à TelQuel. Pour la diplomate française, le paysage culturel marocain a profondément évolué ces dernières années sous l’impulsion des politiques culturelles menées sous le règne de Mohammed VI. « Il y a une nouvelle génération créative, une nouvelle ambition culturelle au Maroc, qui s’est traduite par la création de très nombreuses institutions culturelles », souligne-t-elle.
Cette transformation appelle, selon elle, une évolution de la coopération elle-même. L’IMA souhaite ainsi investir davantage les secteurs des industries culturelles et créatives, du jeu vidéo au film d’animation, un domaine dans lequel « le Maroc est particulièrement en pointe ».
