Hicham Lasri, réalisateur et écrivain : “Les artistes sont toujours les plus proches des prophètes”

Figure singulière et inclassable du paysage artistique marocain, cinéaste, écrivain et artiste visuel , Hicham Lasri ne se revendique pas comme un activiste mais comme “un artiste libre qui propose un art abrasif, punk, qui pousse les lignes”. Crédit: DR

Smyet bak ?

Mohamed.

Smyet mok ?

Fatima. 

Nimirou d’la carte ?

 Je suis dyslexique, je ne me rappelle jamais des chiffres. 

Votre dernier film, Thank you satan, fait polémique. Cela vous donne la sensation d’être un artiste subversif ?

“Ce qui m’intéresse, c’est de faire des œuvres qui participent au trauma national”

Hicham Lasri, réalisateur et écrivain

(rires) Non, je suis un artiste dialectique. “Subversif”, c’est un mot qui ne veut plus rien dire. Ce qui m’intéresse, c’est de faire des œuvres qui participent au trauma national. Quand ça fait mal, ça veut dire qu’on n’a pas encore soigné certaines choses. Et j’aime bien quand un film dérange des gens qui parfois ne l’ont même pas vu. L’existence de l’œuvre elle-même devient un problème et cela signifie qu’on a encore du travail à faire et que c’est encore possible de se libérer des démons du passé pour mieux affronter ceux du futur.

La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 1000 numéros de TelQuel numérisés
Déjà abonné ? Se connecter