[Reportage] À Cap Draa, le Maroc et les États-Unis ont simulé la guerre de demain

En clôturant sa 22ème édition sur le champ de tir de Cap Draa, African Lion 2026 aura encore franchi un nouveau cap. Bombardiers B-52, hélicoptères Apache en première sortie opérationnelle, robots de combat, intelligence artificielle en temps réel. Douze jours qui valent plus qu'un traité d'alliance.

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En clôturant sa 22ème édition sur le champ de tir de Cap Draa, African Lion 2026 aura encore franchi un nouveau cap. Bombardiers B-52, hélicoptères Apache en première sortie opérationnelle, robots de combat, intelligence artificielle en temps réel. Douze jours qui valent plus qu'un traité d'alliance. Crédit: DR

Depuis l’observatoire installé sur le monticule qui surplombe le champ de tir de Cap Draa, les hauts gradés des armées marocaines et américaines, les observateurs militaires des pays alliés et les représentants des médias conviés sont absorbés par le spectacle de la manœuvre terrestre en cours, lorsque deux silhouettes jaillissent de derrière la crête, rasant le sol et fendant le ciel atlantique en silence.

Il ne faut que quelques instants pour que tout le monde reconnaisse les deux hélicoptères Apache AH-64E récemment réceptionnés par les Forces royales air. C’est une chose de voir un Apache dans un reportage télévisé ou sur la chaîne YouTube d’un spécialiste de l’aviation militaire. C’en est une autre de le voir surgir devant soi, moteurs vrombissants, son canon automatique de 30 mm crachant un déluge de feu sur l’objectif. On comprend alors tout de suite l’effet de choc et de sidération qu’il provoque dans les rangs des unités mécanisées ennemies dont il est le prédateur par excellence.

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