Elle a photographié une tradition marocaine pluriséculaire, quasi exclusivement masculine, pour en capturer les fissures et les femmes qui les provoquent. Chantal Pinzi, activiste visuelle basée à Berlin, a remporté le World Press Photo pour Farīsāt: Gunpowder’s Daughters (Farisat, les filles de la poudre à canon). Une série de photos qui raconte les farisat – ces cavalières qui, à coups de détermination et d’audace, ont conquis leur place dans la tbourida, art équestre ancestral longtemps réservé aux hommes.
Dans un pays où la coutume a longtemps tenu les femmes à l’écart des chevaux et des arènes, elles ne sont qu’une poignée — sept troupes entièrement féminines — à défier l’ordre établi. Rencontre avec une photographe qui documente la résistance.
