Infrastructures : le FMI valide le cap, mais pose ses conditions

Un programme à 190 milliards de dirhams, une dette qui grimpe, et des gains de croissance réels mais conditionnels : le Fonds monétaire international (FMI) pose ses équations sur le chantier le plus ambitieux du Royaume. Les détails.

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Le Maroc engage, entre 2024 et 2030, un effort d’investissement public sans précédent dans son histoire contemporaine : 190 milliards de dirhams consacrés aux infrastructures de connectivité et de tourisme, soit l’équivalent de 11,9 % de son PIB en 2024. Lignes à grande vitesse (LGV), aéroports, routes, stades, aménagements urbains : le calendrier est contraint par l’échéance de la Coupe du monde 2030, et le chantier ne souffre aucun retard. C’est ce programme que trois économistes du Fonds monétaire international (FMI), Marzie Taheri Sanjani, Kassia Antoine et Pedro Rodriguez, ont passé au crible dans un document de travail publié en avril 2026.

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