Calle Malaga en salle, Festival du livre africain, Bérénice sur scène… Les sorties de la semaine

Calle Malaga, le troisième long-métrage de Maryam Touzani, arrive dans les salles marocaines cette semaine. Crédit: DR

Carmen Maura à Tanger 

Cinéma. Calle Malaga, le troisième long-métrage de Maryam Touzani, arrive dans les salles marocaines cette semaine. La merveilleuse Carmen Maura y incarne Maria Angeles, une femme espagnole de 79 ans qui vit seule à Tanger. Sa fille, Clara (Marta Etura) revient de Madrid pour lui annoncer qu’elle veut mettre en vente sa maison tangéroise. Mais Maria refuse cet arrachement à la ville où elle a grandi, à son lieu de vie et à tous les souvenirs qu’il contient.

Pour écrire ce film et ses personnages, la réalisatrice dit avoir puisé dans l’histoire de sa mère et de sa grand-mère. Le film s’impose aussi comme un geste fort, celui de placer une femme octogénaire au centre du récit : Carmen Maura, icône du cinéma espagnol et muse de Pedro Almodóvar, y est bouleversante. Une performance à la hauteur d’un film qui a déjà convaincu, et qui a valu à Calle Malaga de remporter le Prix du Public à la Mostra de Venise 2025.

Sortie nationale le 22 avril

Mots d’Afrique 

Festival. Le Festival du Livre Africain de Marrakech revient pour une quatrième édition placée sous la thématique “Imaginer d’autres possibles”, et dont l’ambassadeur est l’écrivain et éditeur haïtien Rodney Saint-Eloi. Écrivains, poètes et penseurs venus d’Afrique et de ses diasporas s’y retrouveront pour des rencontres, lectures, conversations et ateliers. La leçon inaugurale de cette année a été confiée à la Haïtienne Yanick Lahens, Grand Prix de l’Académie Française 2025, et le “grand témoin” de cette édition est le Martiniquais Patrick Chamoiseau, Prix Goncourt 1992.

Du 23 au 25 avril aux Étoiles de Jamaâ El Fna, Marrakech

D’un mot à l’autre 

Concert. Native de Ksar El Kbir, Noussayba Lahlou s’est d’abord fait connaître en tant que slameuse, avec des textes férocement poétiques rédigés en français. Petit à petit, elle s’éloigne de l’aspect “slamé” pour se frayer un chemin dans la musique, assumant un style plus pop, mais qui n’a rien perdu de sa verve.

Pour son retour sur scène, elle décide d’allier les deux. Son nouveau spectacle “NOS NOS” (moitié moitié) mêle la prose du slam aux mélodies de la chanson. Deux styles, deux passions, partagées sur une même scène. 

Les 21, 22, 25 et 28 avril, à Essaouira, Casablanca, Kénitra et Tanger, dans les salles partenaires de l’Institut Français 

Faire matière 

Exposition.  L’Alma Art Gallery accueille “Matière et Silence” de Tibari Kantour, une exposition qui invite à entrer dans l’univers singulier de l’artiste né à Casablanca, formé entre le Maroc et la Belgique. Lui travaille à l’écart, à Ben Maâchou, dans des ateliers ruraux où il produit lui-même ses papiers, pigments et supports. Cela donne lieu à une œuvre lente et obstinée, où les surfaces gardent la mémoire des gestes, et où rien n’est décoratif. 

A partir du 16 avril à l’Alma Art Gallery, Casablanca

Racine en scène

Théâtre. La 19e édition du Festival International Théâtre & Culture de Casablanca accueille Bérénice, la célèbre tragédie de Racine où l’amour et la raison d’État se livrent un combat sans merci. Titus, contraint de renoncer à la reine qu’il aime pour régner sur Rome, affronte l’un des dilemmes les plus douloureux du répertoire tragique. Trois siècles et demi après sa création, c’est un classique qui n’a rien perdu de son intensité.

Le 18 avril au Complexe Mohamed Zefzaf, Casablanca

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