[Contenu Telquel Impact Spécial Gitex]
Mentorer, prototyper, incuber, et après ? La vraie rupture pour une startup, c’est le moment où elle signe son premier contrat avec un grand compte ou décroche un client à l’étranger. C’est précisément là qu’interviennent deux acteurs qui ne font pas que croire à l’écosystème Technopark : ils l’ouvrent sur le marché.
D’un côté, l’AUSIM, l’association qui rassemble les directeurs des systèmes d’information et décideurs IT des grandes organisations marocaines et africaines. De l’autre, l’APEBI, fédération des technologies de l’information. Deux partenariats aux logiques distinctes mais avec un seul objectif : transformer l’innovation en chiffre d’affaires.
Pitcher devant ceux qui signent les bons de commande
L’AUSIM met le dispositif en musique à travers des sessions de pitchs thématiques organisées au Technopark, à Casablanca et Rabat, directement face aux décideurs IT marocains et africains de son réseau. FinTech, EdTech, E-Gov, cybersécurité : chaque rencontre cible une verticale, met en face startups et acheteurs potentiels, et vise un résultat concret.
Pistes commerciales, partenariats technologiques, déploiements à l’échelle de grandes organisations. Le format court-circuite les mois de prospection classique et place les startups face aux décideurs qui détiennent les budgets technologiques. Pour des jeunes entreprises qui peinent souvent à franchir la porte des grands comptes, ces rendez-vous changent la donne. Pas du networking de façade. Du business.
L’APEBI : peser dans le secteur, viser l’export
L’APEBI, elle, joue sur un autre registre. Les startups du Technopark accèdent aux services d’accompagnement, aux programmes de formation et aux initiatives de networking portés par la fédération, principale organisation représentant le secteur des technologies de l’information au Maroc. Elles peuvent aussi intégrer ses commissions thématiques : fiscalité, Made in Morocco, transformation digitale, et participer aux réflexions qui façonnent les orientations du secteur, au lieu de les subir.
Le partenariat ouvre également des perspectives à l’international, en s’appuyant sur les initiatives et les réseaux de la fédération à l’étranger pour faciliter l’accès des startups aux marchés à l’export. Pour des startups qui se pensent de plus en plus à l’échelle globale, ce volet n’est pas accessoire.
En créant ces passerelles entre startups, décideurs IT et acteurs du secteur technologique, l’AUSIM et l’APEBI renforcent l’ancrage des startups du Technopark dans les chaînes de valeur du numérique, au Maroc et au-delà. L’un ouvre l’accès aux acheteurs, l’autre aux réseaux et aux marchés. Ensemble, ils complètent le maillon que l’accompagnement seul ne peut pas couvrir : celui du business.
