Ce qui se relance → Le tunnel de Gibraltar revient sur les rails

Madrid débloque 1,73 million d’euros supplémentaires pour poursuivre les études du tunnel ferroviaire sous le détroit de Gibraltar, visant à relier les réseaux européens et nord-africains. Les fonds seront alloués à la société publique espagnole Secegsa, chargée de coordonner les analyses techniques, scientifiques et géologiques, en lien avec les autorités marocaines. Cette enveloppe s’inscrit dans une montée en puissance des financements consacrés au projet depuis 2022, après des années de quasi-gel. Une nouvelle phase d’études est en cours, incluant l’actualisation des scénarios techniques, des coûts et du tracé, ainsi que la préparation d’une galerie exploratoire pour tester les conditions géologiques du détroit. Au-delà du montant, le signal est politique. Le projet réapparaît dans un contexte de rapprochement Rabat-Madrid et pourrait, à terme, intégrer le Maroc dans une continuité ferroviaire transcontinentale.
Ce qui s’ajuste → Maroc Telecom remet du jeu dans son titre

Maroc Telecom s’apprête à lancer un nouveau programme de rachat d’actions, avec une enveloppe portée à 255 millions de dirhams et une capacité d’intervention allant jusqu’à 1,5 million de titres. Le dispositif, soumis à l’assemblée générale, vise à soutenir la liquidité sur une période de 18 mois. L’enjeu est directement lié à la double cotation du groupe, entre Casablanca et Paris. L’essentiel des volumes reste concentré sur la place casablancaise, avec des écarts de liquidité et, ponctuellement, de valorisation entre les deux marchés. Le programme doit permettre de lisser ces différences et de mieux encadrer les échanges. Au-delà du cas IAM, l’opération illustre un sujet plus large pour la Bourse de Casablanca : la profondeur de marché et la capacité à gérer des titres cotés à l’international. À mesure que les groupes marocains multiplient les ouvertures vers d’autres places, la question de la liquidité devient un levier central pour aligner valorisation, attractivité et discipline de marché.
Ce qui s’étend → Mediterrania Capital se développe dans l’immobilier

Mediterrania Capital Partners Gestion boucle un premier closing de 380 millions de dirhams pour son deuxième fonds immobilier au Maroc. Structuré sur dix ans, le fonds ciblera des projets immobiliers destinés aux entreprises, notamment des bureaux, des plateformes logistiques et des sites liés à l’activité industrielle. Dans la continuité de son premier fonds, la société sécurise déjà un premier foncier à Casa-Anfa pour un projet orienté bureaux. La stratégie repose sur l’identification d’opportunités foncières et le développement d’actifs générateurs de valeur dans des segments liés à l’activité économique. Au-delà de l’opération, le mouvement traduit un repositionnement de l’immobilier vers des usages productifs. Bureaux, logistique et actifs industriels attirent davantage de capitaux, dans un contexte où la demande des entreprises redéfinit les priorités d’investissement et rapproche l’immobilier des dynamiques économiques réelles.
