Dans l’attente du déploiement des usines de dessalement, qui devraient produire 1,7 milliard de mètres cubes d’eau par an d’ici 2030 et atténuer ainsi le stress hydrique structurel au Maroc, l’approvisionnement en eau potable repose encore largement sur les retenues de barrages. Après sept années de sécheresse, les pluies hivernales ont apporté un répit, avec d’importantes arrivées d’eau dans les barrages ces dernières semaines, permettant de sortir de la zone de danger pour l’eau potable jusqu’à l’été, selon l’hydrologue Mohamed Jalil.
Pour Rabat, Salé et Casablanca, l’eau est principalement traitée à la station du Bouregreg de l’Office national de l’éléctricité et de l’eau potable (ONEE), avant d’être acheminée vers ces agglomérations. Avec une capacité de production installée de 775 000 m3 par jour, ce complexe représente l’une des plus grandes stations de traitement d’eau de barrage en Afrique, et permet d’alimenter près de neuf millions d’habitants.
En plus de cette station, la ville de Casablanca bénéficie aussi de la station de traitement d’Oum Azza, d’une capacité de production de 430 000 m3 par jour.
