Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé les opérations « Epic Fury » et « Roaring Lion » contre l’Iran, frappant Téhéran et plusieurs grandes villes. L’ayatollah Ali Khamenei a été tué. En riposte, Téhéran a tiré des centaines de missiles contre Israël et la plupart des monarchies du Golfe, faisant des victimes à Abou Dhabi, au Koweït, en Israël et à Bahreïn.
La réponse marocaine est arrivée le soir même, mais elle ne portait que sur un seul versant de la crise. Le ministère des Affaires étrangères a condamné « avec la plus grande fermeté l’attaque abjecte de missiles iraniens » contre les Émirats, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et la Jordanie, qualifiant les tirs iraniens de « violation flagrante de la souveraineté nationale » de ces États. Le roi Mohammed VI a personnellement appelé les dirigeants émiratis, bahreïnis, saoudiens et qataris pour réaffirmer le soutien du Maroc.
Aucun communiqué, aucune déclaration de Nasser Bourita, aucune prise de position officielle n’a évoqué les bombardements américano-israéliens sur l’Iran. Ce silence sélectif ne constitue pas une première. En juin 2025, lors des premières frappes israéliennes sur l’Iran — la « guerre des douze jours » —, le Maroc n’avait déjà publié aucune déclaration officielle concernant l’escalade. Et voici pourquoi.
