Champion à tout prix
Cinéma. Marty Supreme file à la vitesse d’une balle de ping-pong. Nommé neuf fois aux Oscars, le film de Josh Safdie est porté par Timothée Chalamet, qui a déjà remporté un Golden Globe pour ce rôle. Le biopic raconte l’ascension fulgurante d’un jeune joueur de ping-pong dans le New York des années 1950. Marty rêve de devenir champion du monde, alors que le tennis de table peine encore à être reconnu comme un vrai sport.
Le jeune homme, hâbleur, charmant et magouilleur, est prêt à tout pour disputer le titre. Le film s’inspire du parcours de l’Américain Marty Reisman, juif malingre et peu argenté du Lower East Side. Champion junior des États-Unis à 13 ans, il bat à 19 ans le champion du monde hongrois Victor Barna au British Open en 1949, avant de décrocher le bronze aux Mondiaux de Stockholm. Humour grinçant, personnages hauts en couleur, rythme effréné… les critiques décrivent le film comme “une épopée existentielle déchaînée”.
Actuellement en salles.
Hommage posthume

Exposition. Le musée Villa Harris de Tanger accueille l’exposition “La solitude des formes”, une rétrospective consacrée à Aziz Abou Ali, l’un des artistes les plus singuliers de l’art moderne marocain, décédé en 1993. Formé entre Tétouan, Séville et Madrid, il a créé une œuvre centrée sur la figure humaine, gravitant autour de l’art de la gravure.
Marqué par l’expérience de l’exil – l’artiste s’était installé durablement à Madrid dans les années 1980 -, il interroge les fractures et tensions qui traversent les corps qu’il représente. L’exposition regroupe un ensemble de peintures, sculptures, gravures et dessins, et entend rappeler les enjeux patrimoniaux liés à la conservation d’un “corpus essentiel de l’histoire de l’art marocain”, selon la Fondation nationale des musées.
Du 15 février au 10 juin, à la Villa Harris (Tanger).
Peindre les mots
Exposition. Sur sa page Instagram, cela fait quelques années que Safa Deroui partage ses créations artistiques. Les mots, écrits sur du papier, sont au centre de l’œuvre. Celles-ci sont désormais regroupées dans la première exposition de cette artiste autodidacte, “Nul n’échappe à la rencontre”. Les mots et l’écriture, poétiques et lourds de sens, s’imposent aux spectateurs, et résonnent en chacun à des endroits différents de leurs sensibilités, de sorte à en faire “une expérience visuelle et mentale” à part entière.
A partir du 25 février à la Galerie 121 de l’Institut Français de Casablanca
Retour sur scène
Humour. En cette première semaine de ramadan, Amine Radi prévoit quatre dates marocaines pour présenter son nouveau spectacle, La suivette. L’humoriste, qui s’est d’abord fait connaître sur les réseaux sociaux, continue d’explorer avec affection ses sujets de prédilection : les relations amoureuses, les chocs culturels qui surprennent autant qu’ils amusent entre le Maroc et la France, et les contradictions de nos quotidiens.
Les 20, 21, 22 et 26 février, à Casablanca, Rabat et Meknès.
L’homme au guembri
Concert. Après le ftour, Hamid El Kasri donne rendez-vous à son public casablancais pour un concert au Boultek, le centre de musiques actuelles de Casablanca. Natif de Ksar El Kébir, le maâlem a conquis les scènes marocaines et d’ailleurs avec son répertoire gnaoui, qu’il interprète autant qu’il réinvente grâce à des fusions surprenantes. Un répertoire magnifié par le timbre profond de sa voix, ainsi que par son intensité scénique.
Le 26 février, au Boultek (Casablanca).
