Parole de coach
En France, le dernier film de Yann Gozlan cartonne depuis sa sortie. C’est qu’au-delà de la popularité incontestée de l’acteur Pierre Niney, tête d’affiche de Gourou, le sujet est bien choisi : un coach en développement personnel, Matt, au sommet de sa gloire.
L’homme charismatique est suivi partout en France, cumule des milliers de followers, multiplie les records sur YouTube et conquiert ses fidèles à coup de formules galvaudées (“ce que tu veux, c’est ce que tu es”).
Le gouvernement finit par s’inquiéter des foules qu’il parvient à réunir. Le réalisateur s’attaque à l’une des grandes tendances actuelles : la promesse de bonheur vendue à toutes les sauces par les fameux “coachs de vie”, et aux dérives d’une profession dont beaucoup se revendiquent un peu trop facilement.
Car, justement, Matt voit son succès menacé par un ministre qui souhaite mettre en place une loi pour réglementer sa profession. L’opportunisme et la manipulation du “gourou” incarné par Pierre Niney se dévoilent peu à peu. Et lui est prêt à tout pour se maintenir.
Actuellement en salles.
Prendre vie
Le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain ouvre ses portes à l’artiste plasticien Younès Rahmoun, à travers l’exposition “Habba – Chajara – Zahra” (Graine – Arbre – Fleur), inaugurée jeudi 12 février.

À travers une installation vidéo immersive, il y est question de métamorphose et, finalement, de l’essence même du vivant : à savoir, ce qui fait qu’une graine devient fleur. Une invitation, d’ordre quasi spirituel, à contempler l’un des plus grands mystères de la vie.
Originaire de Tétouan, Younès Rahmoun est l’un des artistes marocains les plus exposés. Il a notamment fait son entrée au Musée d’art moderne de Paris en 2016, était présent à la Biennale de Venise en 2017 puis au musée Victoria & Albert à Londres.
Du 12 février au 30 mars au MMVI, Rabat.
Cogiter ensemble
La 11e édition des Rendez-vous de la philosophie de l’Institut français du Maroc sera clôturée par une matinée consacrée aux philosophies d’Afrique, à l’Académie du Royaume à Rabat.
La programmation prévoit les interventions de trois grands penseurs contemporains, autour de sujets qui semblent se répondre : Salim Abdelmadjid (“Philosophie africaine et concept d’Afrique”), Bado Ndoye (“Habiter le pluriel des langues et faire mondes”), et Seloua Luste Boulbina (“Penser les entre-mondes africains”).
Le grand philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne assurera le discours de clôture.
Le 14 février, à l’Académie du Royaume du Maroc (Rabat).
Voix de femmes
Le Chœur Philharmonique du Maroc rend hommage à des compositrices intemporelles à travers “Chantées”, un concert, dont deux représentations sont prévues, qui célèbre les voix de femmes et interprètes ayant voyagé à travers le monde et les époques. L’occasion de découvrir un répertoire choral encore méconnu du grand public.
Les 20 et 21 février, à la Cathédrale Saint-Pierre (Rabat) et à l’Eglise Notre-Dame de Lourdes (Casablanca).
La fabuleuse histoire d’Estebanico
L’histoire d’Estebanico, Mustapha Azzemouri, “conquistador” du 16e siècle, prend vie sur les planches sous forme de conte musical. Quelques années après Christophe Colomb, il est le premier Africain à accoster sur le nouveau continent. Là-bas, l’homme est tantôt esclave, interprète, explorateur… Réalisé par l’Ecole du Jeune Spectateur, le spectacle plonge le public dans le destin de l’aventurier, et, à travers lui, dans les pages de l’Histoire du Maroc.
Le 14 février à la salle Bahnini, Rabat.
