Ramadan 2026 : quand la pluie dicte les prix 

Les pluies abondantes de cet hiver ont redonné espoir au secteur agricole marocain après des années de sécheresse. Mais à l'approche du ramadan, période où les dépenses alimentaires progressent de 17%, ces précipitations créent aussi des perturbations logistiques. Entre abondance agricole et fragilité des chaînes d'approvisionnement, l'enjeu est de maintenir la stabilité des prix.

Par

Yassine Toumi / TelQuel

Chaque année, le mois de ramadan marque un paradoxe économique au Maroc. Alors que le jeûne rythme les journées, les dépenses alimentaires des ménages augmentent de manière significative. Selon les données publiées par le Haut commissariat au plan, les dépenses alimentaires des Marocains progressent de plus de 17% durant le mois sacré. Les marchés de gros, les abattoirs, les minoteries, les laiteries et les ports tournent alors à plein régime pour répondre à une demande qui se concentre sur quelques produits stratégiques : farine, huile, lait, viandes, œufs, dattes, poissons bleus et fruits et légumes frais.

Cette année, la campagne de ramadan s’ouvre dans un contexte climatique inédit, marqué par des pluies abondantes et persistantes sur l’ensemble du territoire. Si ces précipitations ont redonné espoir à un secteur agricole éprouvé par des épisodes successifs de sécheresse, elles ont aussi créé de nouvelles contraintes logistiques, notamment dans les zones rurales inondées et dans les ports où la houle perturbe le trafic maritime. Par conséquent, le marché est actuellement tiraillé entre une offre globalement suffisante, voire excédentaire pour certains produits, et des risques de perturbations ponctuelles pour d’autres, avec des conséquences attendues sur les prix.

La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 1000 numéros de TelQuel numérisés
Déjà abonné ? Se connecter