L’an prochain sera-t-il celui de la réunification de la Chine continentale avec Taïwan ? De tous les sujets qui alimentent les blogs des géopoliticiens en herbe, celui de cette île riche, hégémonique par ses puces électroniques, convoitée par son géant voisin, est probablement le plus récurrent quand le monde entre dans une nouvelle année. Et plus le temps passe, plus l’Armée populaire de libération (APL) se fait menaçante, plus les raisons de penser que cette fois-ci est “la bonne” s’accumulent.
Alors, quels sont les arguments pour 2026 ? D’abord, le Japon s’est réveillé. La nouvelle première ministre Sanae Takaichi a décidé de montrer les crocs en faisant savoir à Pékin qu’une opération hostile à Taïwan engagerait militairement Tokyo aux côtés de Taipei. Si le Japon se résout à sortir de l’ambiguïté, c’est que l’éventualité d’une invasion prochaine de l’île par le puissant voisin lui paraît plausible.
Et pour cause, en plus des violations régulières des espaces aérien et maritime taïwanais, en plus du renforcement de son arsenal, l’APL militarise désormais sa flotte commerciale. Selon un rapport de Washington, elle mène des exercices réguliers de débarquement impliquant des bateaux civils, « peu chers, nombreux et déjà largement utilisés dans la marine marchande en Chine ». Le dernier exercice observé remonte à novembre dernier.
