Après avoir triomphé au Zénith de Paris en novembre 2024 et sorti son troisième album Salgoat, qui domine toujours les plateformes de streaming un an plus tard, on pensait qu’ElGrande Toto (de son vrai nom Taha Fahssi) était au sommet de sa carrière. Il l’avait lui-même annoncé : “En 2025, je fais une pause”. Pourtant, un an après cette déclaration, le constat est sans appel : l’année n’a été ni blanche ni silencieuse.
Impossible d’imposer le silence au rappeur. Ni les critiques du PJD, ni celles des associations conservatrices se réclamant gardiennes des “bonnes mœurs” n’ont réussi à freiner le phénomène. Comme le veut l’adage, les tentatives de censure ne font qu’amplifier la portée d’un artiste. Et Toto l’illustre parfaitement.
“L’art du rap est un art qui demande de la patience. Cette année, je prends du recul pour laisser émerger d’autres voix marocaines, mais aussi pour prendre soin de ma famille, de moi-même et de ma terre natale”, écrivait-il en début d’année. Une déclaration d’intentions rapidement contredite par les faits.
S’il fallait retenir un moment-clé, ce serait certainement son concert à Mawazine, le 28 juin dernier, retransmis en direct sur 2M. Plus de 200 000 personnes présentes, 5,4 millions de téléspectateurs devant leurs écrans, un peuple qui vibre à l’unisson.
