Réduit à dix très tôt dans la rencontre, le Soudan a rapidement subi la loi algérienne. Trop rapidement, peut-être, pour permettre une vraie évaluation collective. Car derrière le 3-0, l’Algérie n’a pas totalement rassuré. Défensivement d’abord, avec des placements parfois approximatifs et une fébrilité perceptible dès que le rythme s’est légèrement élevé. Collectivement ensuite, avec un jeu souvent décousu, reposant davantage sur les fulgurances individuelles que sur une mécanique huilée.
Les éclairs de ses attaquants ont suffi face au Soudan. Ils pourraient ne pas suffire face au Burkina Faso, bien plus dense, mieux structuré, et autrement plus exigeant dans l’impact et la transition. Ce deuxième match s’annonce comme un premier révélateur, un test grandeur nature pour une sélection algérienne encore en quête de certitudes.
Petkovic, un sélectionneur qui divise
Depuis sa prise de fonction, Vladimir Petkovic ne fait pas l’unanimité. Ni dans les tribunes, ni dans les débats d’experts. Son approche, ses choix, son management suscitent autant d’attentes que de doutes. Entre une vieille garde toujours influente ; Riyad Mahrez, Baghdad Bounedjah et consorts et une jeune génération prometteuse incarnée par Ammoura, Maza ou encore Ilan Kebbal, l’équilibre reste fragile.
