Le Maroc a fini par l’emporter. Depuis le 10 décembre, le caftan marocain figure officiellement sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. L’inscription a été actée à New Delhi, lors de la vingtième session du Comité intergouvernemental, organisée dans la capitale indienne.
Mais cette victoire cache un bras de fer qui illustre les tensions persistantes entre Rabat et Alger sur les questions d’appropriation culturelle. La diplomatie marocaine a dû déployer tous ses atouts pour faire face à une obstruction sans précédent. “Le dossier marocain a été élaboré dans le strict respect des règles de la Convention de 2003 et de ses directives opérationnelles. C’est un dossier solide, soigneusement préparé et bien ficelé”, nous raconte Mustapha Jlok, directeur du patrimoine au ministère de la Culture, présent à New Delhi.
