Zakya Daoud : “Nous cherchons une modernité qui serait purement marocaine, mais cela est difficile à atteindre”

Entre philosophie, sociologie et satire, la journaliste Zakya Daoud questionne les dynamiques qui fabriquent le “nous” marocain dans Candida ou jours paisibles à Marrakech. À travers une galerie de personnages fictifs, elle interroge les identités, les langues et les tensions qui traversent cette société. 

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Entre philosophie, sociologie et satire, la journaliste Zakya Daoud questionne les dynamiques qui fabriquent le “nous” marocain dans Candida ou jours paisibles à Marrakech. Crédit: Sabine Pesme

Le mot fiction, qui apparaît sur la couverture du dernier livre de Zakya Daoud, est presque de trop. Candida ou jours paisibles à Marrakech (éd. Sirocco) se lit comme un long débat sur le fonctionnement de notre société, évidemment inspiré du célèbre Candide de Voltaire, et s’attèle à analyser ses contradictions et rapports de domination qui y règnent.

Les thématiques se succèdent : la place de la famille, la corruption, la modernité, la religion, l’individualité… Tout ce qui peut s’apparenter à un cliché — à commencer par une étrangère qui veut s’installer à Marrakech pour y ouvrir un riad — et à des vérités faciles autour de ce pays, se heurte à une réflexion philosophique.

À travers des rencontres nocturnes entre les personnages, les points de vue divergent et s’opposent, avec une pointe d’humour grinçant. Une exploration lucide, nourrie de décennies de journalisme et de réflexion, qui interroge notre regard sur l’autre. 

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