Pour comprendre comment Maes — Walid Georgey de son vrai nom —, 30 ans, en est arrivé là, il faut remonter à 2020. À cette époque, le rappeur franco-marocain, né de parents marocains et ayant grandi en France, est au sommet de sa carrière : troisième artiste rap le plus écouté en France, il est une figure populaire auprès de la jeunesse marocaine passionnée par la scène rap francophone.
De Sevran à Casablanca : chronologie d’une chute
Selon les révélations de L’Empire : enquête au cœur du rap français, l’enquête signée par les journalistes Paul Deutschmann, Simon Piel et Joan Tilouine, tout bascule à Sevran, en banlieue parisienne. Maes aurait été victime de tentatives de racket de la part d’individus cherchant à profiter de son succès commercial. Les intimidations auraient escaladé jusqu’à l’incendie de véhicules sur un tournage de clip.
Refusant de céder au chantage, le rappeur aurait riposté par les armes, déclenchant une fusillade. Pour échapper aux représailles, il s’exile alors à Dubaï avec sa famille. Mais l’exil n’a pas suffi : son manager est assassiné lors d’un passage en France. C’est à la suite de ce meurtre que Maes aurait franchi le point de non-retour en ordonnant des représailles mortelles contre les auteurs présumés du racket initial.
Arrêté à Casablanca en janvier 2025, le rappeur franco-marocain Maes fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour plusieurs assassinats commandités depuis Dubaï. Sa chute est documentée dans “L’Empire : enquête au cœur du rap français”, vaste récit d’investigation publié… pic.twitter.com/2yIkNMEYLg
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) November 5, 2025
