Le vent de l’Atlantique souffle toujours sur Essaouira, mais ce week-end, ce sont les basses de la musique électronique qui ont fait vibrer la cité des Alizés. Outfits dignes de Coachella, décors “instagrammables”, Essaouira est devenue “the place to be” pour les 16 000 festivaliers, amateurs d’électro, venus profiter des cinq jours de festival. À l’hôtel Le Golf d’Essaouira, c’est l’effervescence.
Créé en 2016 par Matthieu Corosine, Abdeslam Alaoui (aka Daox) et Benoit Geli, le festival, qui s’est également exporté depuis 2021 hors du Maroc à Caparica, au Portugal, et a lancé sa première édition cet été à Cadiz, en Espagne, réunit chaque année des milliers de personnes.
Pour cette sixième édition en terre marocaine, l’événement a accueilli des grands noms de la scène internationale : Bedouin, MoBlack, Folamour, Bonobo, Patrick Mason… Et en marge des concerts, les organisateurs ont proposé un ensemble d’activités gratuites dans toute la ville, baptisées “Moga Off” : projections vidéo dans la médina, concerts de Gnaoua et musique électronique sur les remparts, ou encore séances matinales de yoga et surf sur les plages.
Venu de Belgique, Jérôme, 53 ans, n’a pas loupé une seule édition du festival depuis sa création il y a bientôt dix ans. “Pour moi, c’est vraiment un rendez-vous incontournable. Ce festival allie les avantages du festival de proximité, avec un côté très convivial mais propose une programmation digne des festivals internationaux avec des gros noms de la scène électro”, explique l’entrepreneur en immobilier. “Chaque année, j’amène de nouveaux amis qui finissent toujours par vouloir revenir l’année d’après”.
