Le protocole rappelle celui d’une visite d’État. La Première dame du Salvador, petit État d’Amérique centrale, s’est rendue au Maroc à la fin du mois de juillet pour quelques jours. Pour l’accueillir, un dispositif particulièrement fastueux a été déployé. Outre la princesse Lalla Asma qui a déployé le tapis rouge pour Gabriela Rodriguez De Bukele à l’aéroport de Rabat-Salé, une ribambelle de ministres s’est déplacée lors de la visite de travail de la Salvadorienne dans une fondation pour les enfants sourds. De l’Education, à la Culture, en passant par la Santé, l’Enseignement supérieur, le Budget et la Solidarité… le gouvernement a mis les petits plats dans les grands pour montrer sa considération au Salvador.
Mais pourquoi ? Le Salvador est un petit pays d’Amérique centrale de 6 millions d’habitants que beaucoup hésiteraient à placer sur une carte, et il ne s’agissait “que” de la Première dame. Quel intérêt le Palais a-t-il à plaire à Gabriela Rodriguez De Bukele ? TelQuel a posé la question à Ali Moutaïb, président de la Global governance and sovereignty foundation et animateur du podcast The Strategic mindset.
