Le Canada, une destination toujours convoitée

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Plébiscité pour la qualité de son enseignement, le Canada séduit également par la promesse d’un avenir stable. Pour de nombreux étudiants marocains, y étudier revient à préparer un vrai projet de vie : diplôme, travail, puis résidence permanente.

Longtemps considéré comme une destination idéale pour les études à l’étranger, le pays continue d’attirer un grand nombre d’étudiants marocains. Plus qu’un enseignement de qualité, c’est surtout la perspective d’un avenir professionnel et personnel stable qui fait la différence.

Youssef Rharib, fondateur de l’agence Bridge To Study

« Ce n’est pas qu’une question de diplôme, c’est un projet de vie », résume Youssef Rharib, fondateur de l’agence Bridge To Study. Pour les familles marocaines, l’investissement dans des études au Canada se justifie par la possibilité, à moyen terme, d’obtenir la résidence permanente, voire la citoyenneté. Un avantage considérable par rapport à d’autres pays comme la France, les États-Unis ou le Royaume-Uni, où il faut quitter le territoire si aucun emploi n’est trouvé à l’issue du cursus.

Une politique d’immigration favorable

Ce qui distingue le Canada, c’est son modèle migratoire. Loin d’être uniquement académique, l’expérience étudiante s’inscrit dans un processus d’installation potentielle. À la fin des études, un permis post-diplôme permet de travailler légalement pendant une à trois années – une étape décisive pour amorcer une demande de résidence permanente.

Mais cette stratégie évolue. Depuis début 2025, des restrictions ciblent certaines filières : le permis de travail post-diplôme n’est plus accordé à tous les programmes, mais prioritairement à ceux alignés avec les besoins du marché, comme les technologies de l’information ou les métiers liés. « Cette réforme a suscité des inquiétudes, parfois à tort. Il faut distinguer les effets d’annonce de la réalité du terrain. Elle concerne uniquement le Québec, et même là, la législation évolue en permanence », nuance Youssef Rharib.

Au-delà de la stratégie migratoire, le Canada offre un environnement propice à l’épanouissement personnel : sécurité, bienveillance des citoyens, cadre multiculturel. « Les étudiants s’y sentent bien. Ils reviennent avec un vrai attachement au pays », confie-t-il.

Coûts et bourses : des disparités à anticiper

Côté budget, les frais de scolarité commencent autour de 12 000 CAD (environ 90 000 dirhams) et peuvent dépasser 200 000 dirhams dans certains établissements. À cela s’ajoutent les dépenses courantes : logement, transport, alimentation, assurances. « Il faut compter globalement entre 150 000 et 250 000 dirhams par an, selon la ville et le niveau de vie », estime Youssef Rharib.

Des bourses existent, le plus souvent octroyées directement par les universités. Excellence académique, implication dans des projets ou activités parascolaires : autant de critères retenus. « Nous avons obtenu 65 % de réduction pour une étudiante très engagée. C’est du cas par cas, mais cela peut faire la différence », souligne-t-il.

À savoir : 

Budget moyen : 150 000 à 250 000 MAD/an

Tests requis :
– IELTS,  TOEFL, TFI ou TEF (selon la langue et l’établissement

Visa étudiant :
– Permis d’études
– Preuve de ressources financières
– Lettre d’admission obligatoire