Grand écran, grand air
Cinéma. Le “Cinéma sous les étoiles” est de retour à Anfa Park : des films à regarder sur grand écran, sous la voûte céleste, installés sur un coussin. La programmation éclectique marie grand public et jeunesse. Le 13 juin, place à une comédie marocaine, Le Miracle du Saint Inconnu d’Alae Eddine Aljem. Amine, qui fuit la police, découvre que le butin qu’il a enterré à la hâte il y a dix ans est devenu un lieu de pèlerinage vénérant un mystérieux Saint Inconnu.
Le 14 juin, cap sur l’animation avec Chien Pourri, la vie à Paris de Davy Durand, Vincent Patar et Stéphane Aubier, qui suit les aventures parisiennes d’un chien naïf et attachant découvrant la poésie de la capitale avec son fidèle Chaplapla.
Enfin, le 15 juin, Campeones, de Javier Fesser, raconte l’histoire de Marco, entraîneur-adjoint de l’équipe d’Espagne de basket au caractère difficile, contraint de coacher une équipe de déficients mentaux. Une comédie humaine bouleversante qui redéfinit la notion de victoire.
Du 12 au 15 juin à Anfa Park, Casablanca.
Tanger fait son livre

Manifestation. La fondation Founoun Al Arts du Détroit orchestre les Rencontres Méditerranéennes et transforme Tanger en carrefour des arts pendant quatre jours. Au cœur de cette initiative, la mythique librairie des Colonnes, patrimoine tangérois depuis 75 ans, fédère autour d’elle une programmation qui explore la place singulière de Tanger dans la littérature mondiale.
Pour cette première édition, l’événement déploie ses ambitions, avec une programmation qui tisse des rencontres pluridisciplinaires : soirée musicale avec Tarek Yamani et Othman El Kheloufi, discussion croisée entre Tahar Ben Jelloun et Kebir Mustapha Ammi, réflexions sur la coexistence religieuse et l’héritage espagnol de la ville, hommage photographique à Edmond Amrane El Maleh à la Gallery Kent… En somme, des échanges au service du dialogue interculturel.
Du 19 au 22 juin à Tanger.
Électro-tradition
Concert. Quand la aïta rencontre l’électronique, ça donne Aïta Mon Amour. Le duo formé par Widad Mjama et Khalil EPI sillonne le Maroc, du 13 au 24 juin, pour présenter leur album Abda, qui porte le nom de la région considérée comme le berceau de la aïta.

Cette tournée organisée par l’Institut français du Maroc fait dialoguer les racines profondes de ce genre musical populaire né au XIIe siècle avec les rythmes de la scène contemporaine. Widad Mjama, pionnière du rap marocain, porte une voix à la fois enracinée et audacieuse, héritière des chikhates. Une voix portée par la richesse des sons du producteur tunisien Khalil EPI, nourri aux musiques classiques arabes et au jazz.
Du 13 au 24 juin, à Agadir, Essaouira, Kénitra, Meknès, Fès, Tétouan et Tanger.
Un jazz métissé
Festival. Le festival CasaNola s’installe à l’Automobile Club du Maroc pour célébrer une fusion entre les traditions musicales marocaines et celles de la Nouvelle-Orléans. Le festival réunit des figures du jazz comme James Andrews, Dr Michael White et Mahmoud Chouki, aux côtés d’artistes marocains tels que Adil Chrafi et Alaa Zouiten. Un événement qui s’inscrit dans le cadre du programme Jazz International du New Orleans Jazz Museum.
Jusqu’au 14 juin, à l’Automobile Club de Casablanca.
Ravel, l’inusable
Musique. Maurice Ravel aurait eu 150 ans cette année. L’Orchestre symphonique royal lui rend hommage à travers une soirée qui célèbre son génie musical. Sous la direction d’Oleg Reshetkin, le concert déploie les œuvres emblématiques du maître : la fresque sensuelle de Daphnis et Chloé Suite n°2, Shéhérazade et l’incontournable Boléro.
Les 17, 18 et 19 juin, à Rabat, Casablanca et Fès.
