Vertiges de la gloire
Cinéma. Quand la star mondiale de la pop The Weeknd (Abel Tesfaye) rencontre le cinéma, cela donne Hurry Up Tomorrow, un film, troublant hybride entre fiction et documentaire, accueilli par des critiques très mitigées. Ce thriller psychologique, dont le titre emprunte au dernier album du Canadien, plonge les spectateurs dans le quotidien vertigineux d’un chanteur en pleine gloire, rongé par l’insomnie et la vulnérabilité.
Le réalisateur Trey Edward Shults orchestre cette descente dans les abîmes de la célébrité où se mêlent concerts frénétiques et relation ambiguë avec une fan interprétée par Jenna Ortega, tandis que Barry Keoghan incarne l’agent du musicien.
The Weeknd puise directement dans son expérience personnelle, notamment cet épisode traumatisant où sa voix l’a abandonné en plein concert, mais aussi dans ses propres démons et questionnements existentiels. Sa musique, omniprésente, devient la bande-son d’une vie où réalité et fiction s’entremêlent jusqu’au vertige. Projet cinématographique ou outil de marketing pour son dernier album ?
Actuellement dans les salles.
Lire le monde vivant
Festival. Organisée chaque année par l’Institut français du Maroc, la Cigogne Volubile reprend son envol printanier pour sa nouvelle édition dédiée à la biodiversité et à la nature. Le festival itinérant dédié à la littérature jeunesse fera escale dans onze villes, offrant au jeune public un voyage où les mots et les images célèbrent le vivant sous toutes ses formes.

Au programme, rencontres avec des auteurs-illustrateurs internationaux, ateliers créatifs et expositions qui abordent l’écologie avec poésie et engagement. Parmi les invités, Mathias Friman raconte le destin d’une graine qui devient arbre, quand Fleur Oury interroge la disparition des populations d’oiseaux. Véritable projet fédérateur soutenu par de nombreuses écoles et associations, le festival valorise également les créations des jeunes participants, offrant ainsi une tribune à leur vision du monde.
Du 26 mai au 3 juin, à Kénitra, Meknès, Tétouan, Casablanca, El Jadida, Agadir, Essaouira, Marrakech, Oujda et Fès.
Regarder l’invisible

Exposition. L’Atelier 21 célèbre le retour de M’barek Bouhchichi avec “Ce que je suis, ce que nous sommes”, sa troisième exposition individuelle dans cet espace. Le plasticien marocain y dévoile une série de portraits saisissants réalisés sur des feuilles de caoutchouc, où s’entremêlent art, mémoire et politique.
Bien au-delà d’une simple démarche représentative, sa peinture redonne visibilité aux corps et histoires marginalisés. L’artiste, dont les œuvres ont rejoint les collections du Centre Pompidou à Paris et du MMVI, poursuit son exploration sensible autour des Marocains à la peau noire, particulièrement la communauté Ismgans/Ismkhan dont sont issus la plupart des musiciens gnaoua.
Du 27 mai au 5 juillet 2025 à la galerie L’Atelier 21, Casablanca.
Nouveau casting
Théâtre. Le dramaturge français Pascal Rambert présente Ici, une création née d’une immersion auprès des étudiants de l’ISADAC. Sur scène, treize jeunes comédiens livrent leurs récits personnels dans un format qui reproduit un casting à échelle réelle. Une œuvre conçue au plus près d’une génération passionnée et talentueuse de comédiens, et qui rend hommage à la jeunesse marocaine.
Le 23 mai, à l’ISADAC-THEATER-LAB, Rabat.
Des voleurs pas comme les autres
Cinéma d’animation. Initialement paru en 1961, l’album jeunesse Les Trois Brigands de Tomi Ungerer a été adapté au cinéma en 2007 par Hayo Freitag. Ce conte subversif mêle humour et tendresse autour de trois voleurs attendris par une orpheline. Primé au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2008, le film séduit par son style graphique, fidèle à l’album original qui a conquis des générations.
Le 24 mai à la salle Bahnini, Rabat.
