Le 15 mai, la princesse Lalla Hasnaa a présidé, aux côtés de Brigitte Macron, la première session du Conseil d’administration de la Fondation du Théâtre royal de Rabat. Un moment symbolique pour cette infrastructure culturelle longtemps attendue, censée devenir l’un des fers de lance du rayonnement artistique du royaume.
« Les orientations sont données par Son Altesse royale, présidente de la Fondation du Théâtre royal de Rabat. Et derrière, ce sont les plus grandes ambitions qui portent ce théâtre, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale », réagit Farid Bensaïd, membre du Conseil et président-fondateur de l’Orchestre philharmonique du Maroc (OPM), joint par TelQuel. « Nous avons là un très bel outil, qui va permettre au Maroc de rayonner bien au-delà de ses frontières », affirme-t-il. Il assure aussi que le théâtre est porté par « une vision forte, sur tous les plans : artistique, technique et au-delà ».
Fruit d’une volonté royale affichée depuis près de deux décennies, le Théâtre royal de Rabat, conçu par l’architecte irako-britannique Zaha Hadid, avait officiellement été inauguré le 29 octobre 2024, en marge de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron au Maroc. Mais depuis la fin des travaux en 2021, l’édifice est resté portes closes. L’attente, ponctuée de rumeurs sur les causes du blocage, avait fini par nourrir beaucoup d’impatience au sein des milieux culturels.
Horizons variés
Situé dans un emplacement stratégique, entre la Tour Hassan et le Mausolée Mohammed V, le théâtre s’inscrit dans un vaste projet d’aménagement urbain lancé en 2006 par Mohammed VI. Avec une enveloppe de 1,677 milliard de dirhams, il ambitionne de hisser Rabat au rang des grandes capitales culturelles du bassin méditerranéen. L’infrastructure annoncée semble à la hauteur de cette ambition : un amphithéâtre de 7000 places, un auditorium de 1900 sièges, et une architecture futuriste occupant 7 hectares au cœur de la vallée du Bouregreg.
Aujourd’hui, en attendant une date d’ouverture officielle pour le grand public, sa gouvernance se met en place. « C’est un enrichissement extraordinaire pour la scène culturelle marocaine. Ce Conseil incarne une volonté forte, inscrite dans la vision royale, de donner à la culture la place qu’elle mérite », nous confie un acteur de la scène culturelle marocaine. « Sa Majesté a fait de la culture un pilier du rayonnement du pays, et c’est une magnifique nouvelle que de voir cette ambition prendre forme », se félicite-t-il.
Le Conseil d’administration, fraîchement installé, rassemble des personnalités issues d’horizons aussi variés que la diplomatie, la finance, les arts ou la philanthropie, à l’image de Cheikha Al Mayassa Bint Hamad Al-Thani, Gad Elmaleh, Othman Benjelloun ou encore Hélène Mercier-Arnault. Tous sont appelés à définir une feuille de route à la hauteur du lieu, afin d’en faire un cœur battant de la culture dans le Royaume.
Le Théâtre royal de Rabat entame une nouvelle étape avec l'installation de son Conseil d'administration, qui comprend des artistes, des financiers et des figures de la diplomatie culturelle mondiale. Voici les personnalités appelées à faire vivre ce lieu stratégique du… pic.twitter.com/2Pi95OJiEt
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) May 22, 2025
