On rit, même quand une partie du monde est dans le noir”. C’est avec cette phrase que la romancière franco-marocaine Leïla Slimani a répondu à la question d’un journaliste, qui interpellait le jury de la 78ème édition du festival de Cannes — qui se poursuit jusqu’au 24 mai — sur la passivité de l’industrie cinématographique face au génocide commis par Israël à Gaza.
“Je crois que le rôle de ce festival c’est de mettre en avant des artistes, de mettre en avant des récits, des personnages, de capturer quelque chose de ce que c’est, la vie humaine, dans ce qu’elle a de plus horrible mais aussi de plus beau. Et donc, de raconter cette contradiction qui est en nous tous. Oui, la vie humaine est faite de monstruosité mais elle continue, malgré tout”, a-t-elle déclaré.
Un festival qui s’annonce très politique
Ces propos interviennent après une tribune, publiée juste avant l’ouverture du festival de Cannes, et signée par plus de 300 personnalités du monde du cinéma, dont le réalisateur Pedro Almodovar ou encore les acteurs Susan Sarandon et Richard Gere. Un texte qui dénonce “le silence sur le génocide qui se déroule à Gaza”.
Les allusions politiques se sont poursuivies pendant la cérémonie d’ouverture lorsque Robert De Niro, venu recevoir une Palme d’honneur, a profité d’un discours pour lancer un réquisitoire contre le président américain Donald Trump. Il a appelé à “défendre la démocratie” face à un chef d’Etat “inculte”.
