Un héros +212
Cinéma. Atoman, de Anouar Moatassim, est l’histoire du premier super-héros marocain qui bouscule les codes du genre. Le film nous plonge dans le parcours de Hakim Imlil, jeune homme dont les racines spirituelles et écologiques éveillent une puissance ancestrale.
Interprété par le rappeur Lartiste, qui fait ici ses premiers pas au cinéma, ce personnage s’éloigne délibérément des archétypes hollywoodiens pour proposer un héros façonné par les symboles amazighs et l’héritage culturel marocain. À ses côtés, un casting tout aussi made in Morocco : Samy Naceri, Sarah Perles, Raouia, ainsi que Rabii Skalli et Mourade Zeguendi.
Le réalisateur transforme les paysages nationaux en décors de film d’action, des grottes de Friouato aux khettara de Merzouga, en passant par la centrale Noor de Ouarzazate. Si le film aborde des thématiques contemporaines comme l’écologie ou la cybercriminalité, c’est surtout la quête identitaire et la transmission du savoir qui constituent la colonne vertébrale de cette production qui entend séduire au-delà des frontières marocaines. Atoman offre une relecture locale du mythe du super-héros.
Actuellement au Megarama.
Tout en bulles
Festival. Tétouan s’apprête à célébrer les noces d’argent du 9e art marocain. Le Forum international de la bande dessinée (FiBaD) revient pour une édition anniversaire exceptionnelle, marquant un double jubilé : les 25 ans du département bande dessinée au sein de l’Institut national des Beaux-arts et les 80 ans des Beaux-Arts de Tétouan.
Le Centre d’art moderne se transformera en village de la BD, accueillant créateurs, éditeurs et passionnés venus des quatre coins du monde. Au programme : expositions, master class, rencontres professionnelles et deux concours dédiés à la jeune création marocaine et africaine.

Des hommages seront rendus aux pionniers, avec une grande rétrospective “25 ans de BD marocaine” retraçant l’évolution d’un art aujourd’hui en pleine émergence grâce à une nouvelle génération d’illustrateurs.
Du 12 au 17 mai au Centre d’art moderne de Tétouan.
Rockin’ Jazz

Concert. Le jazz-band de l’Orchestre symphonique royal revisite les plus grands tubes de rock dans un spectacle inédit. Sous la direction de musiciens talentueux – Oleg Reshetkin et Alexey Badyanov -, les classiques des Beatles, Doors, Shocking Blue, Eagles et Deep Purple sont propulsés dans l’univers du jazz.
Les arrangements sophistiqués, les cuivres éclatants et les improvisations donnent une seconde vie à ces morceaux emblématiques qui ont marqué des générations. Le public découvrira comment deux styles musicaux apparemment opposés peuvent se rencontrer pour créer une expérience sonore rafraîchissante.
Les 10, 11 et 12 mai à Meknès, Casablanca et Rabat.
Un amour infini
Théâtre. Dans le cadre du Festival international de théâtre de Casablanca, Danse Céleste explore les frontières entre amour terrestre et divin. La pièce de Taher Issa Ben Larbi raconte l’histoire de Hela, qui tombe amoureuse d’un écrivain condamné par la maladie.
À travers leur relation, elle découvre la poésie par le cinéma, évoquant le parcours spirituel de Jalal Eddine Rûmi auprès de son maître Shams Eddine Tabrizi. Le 14 mai au Studio des Arts Vivants, Casablanca.
La terre à l’épreuve
Documentaire. L’Institut français de Casablanca et Les Colibris Maroc proposent une projection du documentaire La théorie du boxeur de Nathanaël Coste.
Ce géographe de formation nous plonge au cœur de la vallée de la Drôme, où il observe comment les agriculteurs font face aux bouleversements climatiques, et aux défis qui exigent une profonde remise en question des pratiques agricoles traditionnelles.
Le 13 mai à l’Institut français de Casablanca.
