Dans une décision conjointe des ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur et du ministre délégué au Budget, le gouvernement vient de prolonger l’aide attribuée aux producteurs marocains, fixée à 1 dirham par kilo de prime à l’export.
“Cette mesure est nécessaire pour que nous puissions rester compétitifs face à l’offre égyptienne qui bénéficie d’une dévaluation monétaire incessante et continue depuis plusieurs années”, explique Kacem Bennani Smires, président de la Fédération interprofessionnelle marocaine des agrumes, Maroc Citrus.
Il s’agit d’une décision qui prend effet en 2024 et s’étend jusqu’à la saison agricole 2028. Et les plafonds des quantités assujetties aux aides sont revus à la hausse année après année : 65.000 tonnes en 2024, 90.000 en 2025, 120.000 en 2026 et 2027 et 125.000 en 2028. Les exportations sont calculées sur la période allant du 1er septembre de l’année au 31 août de l’année suivante.
“Cette prime va nous permettre de regagner des parts de marché en Europe, et d’allonger le temps de travail des stations de conditionnement, puisqu’on pourra, je l’espère, mieux gérer l’export des Maroc Late, c’est-à-dire des oranges tardives. On aura donc une saison plus élargie, ce qui permettra de mieux amortir les coûts des stations de conditionnement et d’améliorer le volet social des ouvriers”, ajoute le président de Maroc Citrus.
À l’exception de la mandarine Nadorcott, toutes les variétés d’agrumes destinés à l’export pour les marchés européen, britannique et africain sont concernées par cette mesure d’incitation.
